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Correction exercice
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Introduction :
Inventée par les grecs et les romains de la haute antiquité, la démocratie est une forme de gouvernement qui ne date pas d’aujourd’hui, même si elle passe pour être le système politique le plus répandu dans le monde de nos jours. Elle désigne tous les systèmes politiques où le peuple exerce le pouvoir ou tout au moins y participe largement et en permanence. L’ouverture massive des États d’Afrique noire à ce système dès le début des années 1990 paraît plus liée au contexte international qu’à la volonté réelle des dirigeants africains de changer. Qu’est ce qui justifie l’engagement des États d’Afrique noire dans ce processus ? Quelles sont les actions et limites de l’ONU et des organisations régionales dans la démocratisation de l’Afrique noire ? L’ossature de notre devoir sera essentiellement axée sur deux parties : causes et manifestations du vent des libertés en Afrique noire ; actions et limites de l’ONU et des organisations régionales dans la démocratisation de l’Afrique noire.

Développement :
I- Causes et manifestations du vent des libertés en Afrique noire.
A - Causes :
1- Causes exogènes : La chute du mur de Berlin en 1989, le discours de la Baule en France par le Président Français, François Mitterrand en Juin 1990 lors d’un sommet France-Afrique conditionnant désormais l’aide accordée aux africains par l’instauration du pluralisme politique; l’éclatement de l’URSS en 15 Républiques indépendantes les unes des autres et leur glissement ainsi que les démocraties populaires vers le régime libéral : le cas de la Yougoslavie, de la Roumanie, de la Pologne… Ce vent de liberté venant de l’Est va contaminer à tour de rôle les pays d’Afrique noire.
2- Causes internes ou endogènes :
- La présence des régimes dictatoriaux ne permettent pas l’épanouissement des citoyens.
- Libertés fondamentales muselées.
- Parlement théorique et inefficace.
B- Manifestations :
1- Soulèvements populaires se traduisant par les marches, les grèves, les villes mortes, les actes de vandalisme…
2- La tenue des conférences nationales.
3-Restauration du pluralisme politique : multipartisme, plurisyndicalisme.
II- Actions de l’ONU et des organisations régionales et leurs limites.
A- Réalisations de l’ONU et des organisations régionales.
1- Conditionnement de l’aide par l’ONU.
2- Soutien de l’ONU aux leaders des manifestations.
3- Encadrement technique et surveillance des élections par l’ONU et les organisations régionales telle l’U.E.
B- Les limites :
1- Le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats a rendu l’action de l’ONU et des organisations régionales inefficace. Exemples : les crimes odieux perpétrés au Libéria sous Charles Taylor ou au Nigéria sous SANI ABACHA.
2- La complaisance des puissances occidentales et des organisations régionales à l’égard de certains dictateurs.
3- Les organismes régionaux ou sous-régionaux comme l’UA, la CEMAC, la CEDEAO, la SADC, le COPAX… se limitent à des déclarations d’intention sans possibilité réelle d’en contrôler la mise en œuvre.

Conclusion
Les causes exogènes tels le tumultueux « vent d’Est », l’aide controversée de l’ONU et d’organisations régionales combinés à celles endogènes conduisent l’Afrique noire dès le début des années 1990 à la démocratisation. Tous les États d’Afrique noire ont adopté le pluralisme politique et c’est la grande victoire du fameux « vent d’Est » des années 1990. La démocratie étant une quête perpétuelle, est-elle déjà unes réalité en Afrique noire?