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III Étude des réflexes conditionnels ou conditionnes ou acquis.

III.1 Conditionnement répondant ou pavlovien.

III.1.1 Le réflexe inné de salivation.

Un chien sécrète de la salive si on dépose un morceau de viande ou une goutte de solution acidulée sur sa langue. La sécrétion salivaire est la réponse automatique, prévisible, innée et commune à tous les chiens, même privés des hémisphères cérébraux : c’est un réflexe inné.
Les organes impliqués dans la réalisation de ce comportement sont les suivants :
• un récepteur sensoriel : ce sont les papilles gustatives de la langue ;
• un centre nerveux : le bulbe rachidien ;
• des voies nerveuses afférentes : ce sont les fibres du nerf lingual ;
• des voies nerveuses efférentes : ce sont les fibres de la corde du tympan ou nerf sécrétoire ;
• un effecteur : ce sont les glandes salivaires.

reflexes innes

III.1.2 Les travaux d’Ivan Pavlov (1911).
III.1.2.1 Expérience.

Pavlov place une canule dans le canal d’une glande salivaire qui lui permet d’évaluer la sécrétion salivaire d’un chien à jeun. Ce dernier est immobilisé grâce à des ceintures dans une chambre insonorisée. Un dispositif permet à l’expérimentateur de présenter au chien un repas, et un autre lui permet de lui faire entendre le son d’une cloche.
Pavlov fait retentir le son la cloche (stimulus neutre) qu’il fait suivre de la présentation du repas (stimulus absolu) à un chien ainsi préparé. La sécrétion salivaire ainsi observée est une réponse réflexe au stimulus absolu. Après plusieurs essais (5 à 10), le son de la cloche suffit pour déclencher la sécrétion salivaire.
Le signal sonore, neutre au début, est devenu au cours du conditionnement, capable à lui tout seul de déclencher la sécrétion salivaire. Le signal sonore est alors appelé stimulus conditionnel et la réponse comportementale obtenue avec ce stimulus est un réflexe conditionnel.

III.1.2.2 Interprétation.

L’aire auditive est située dans le cerveau et le centre salivaire dans le bulbe rachidien. Ainsi, le signal sonore ne peut avoir d’effet sur les glandes salivaires que si l’on suppose que lors du conditionnement, une nouvelle liaison nerveuse s’est établie entre le centre salivaire et l’aire auditive.

III.1.2.3 Éléments intervenant dans la réalisation du réflexe conditionnel de salivation.

• Un récepteur: c’est l’oreille ;
• Des voies afférentes : ce sont les fibres du nerf auditif ;
• Des centres nerveux : ce sont l’aire auditive du cerveau et le centre salivaire bulbaire ;
• Un interneurone qui assure la liaison entre les deux centres nerveux ;
• Une voie nerveuse efférente : ce sont les fibres de la corde du tympan ;
• Un effecteur : ce sont les glandes salivaires.

III.1.2.4 Conditions de création et de maintien d’un réflexe conditionnel.

- Le stimulus choisi doit être neutre vis-à-vis du réflexe absolu sur lequel va se greffer le conditionnement ;
- Le stimulus neutre choisi doit être isolé de tout autre stimulus neutre d’où la nécessité d’une tour de silence ;
- Le stimulus neutre doit précéder le stimulus absolu ;
- Une fois établi, le réflexe doit être entretenu, sinon, il régresse et disparaît ;
- La nécessité de l’intégrité de la formation réticulée qui est un ensemble de neurones très ramifiés situé dans les zones profondes de l’encéphale ;

III.1.2.5 Conclusion partielle.

Un réflexe conditionnel est donc une réaction de l’organisme en présence d’un stimulus conditionnel en raison de l’association de ce dernier avec le stimulus absolu qui provoque spontanément cette réaction.

III.2 Le conditionnement opérant ou skinnerien.

III.2.1 Les travaux de Skinner (1938).

Skinner place un rat dans une enceinte comportant un dispositif qui délivre l’aliment en quantité limitée chaque fois que l’animal appui sur une pédale. Il arrive qu’en explorant sa cage, le rat appui accidentellement sur la pédale et obtienne sa nourriture. Les premières fois, le geste est fait par hasard, mais très vite l’action est renouvelée et se produit avec une fréquence de plus en plus grande grâce à l’effet de récompense que constitue la nourriture obtenue. Skinner parle de renforcement positif.

Remarque.
Si l’action produite au hasard se révèle désagréable, l’animal va éviter de plus en plus de la reproduire : on parle de renforcement négatif dans ce cas.

III.2.2 Comparaison d’un conditionnement opérant et d’un conditionnement répondant.
III.2.2.1 Points communs.

• ils sont acquis, individuels et temporaires ; non entretenus, ils régressent et disparaissent.
• Ils conduisent à une réponse stéréotypée et nécessitent la création d’une nouvelle liaison nerveuse dans les centres nerveux.

III.2.2.2 Différences.

Dans le conditionnement répondant, l’animal subit le milieu, il répond à des stimulations issues de l’environnement. Dans le conditionnement opérant, l’animal agit sur le milieu, opère une modification de celui-ci et le transforme dans un sens qui lui est favorable grâce au renforcement.

NB : La réalisation d’un conditionnement opérant nécessite l’intégrité du cortex cérébral et de la formation réticulée.