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II.2 Réflexe myotatique ou monosynaptique.

II.2.1 Définition.
Le réflexe myotatique
C’est la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement.
II.2.2 Étude d’un exemple de réflexe myotatique : cas du réflexe achilléen.

Le réflexe achilléen est un réflexe ostéotendineux : la percussion du tendon d'Achille (au-dessus du talon) entraîne la contraction du triceps sural (mollet).
Un coup sec est porté sur le tendon d’Achille à l’aide du marteau à réflexe. Le marteau joue un double rôle :
o provoquer la contraction des muscles extenseur du pied (excitant mécanique) ;
o enregistrer l’instant précis de l’excitation (artéfact de stimulation).
reflexe achilienL’électromyogramme montre lors du réflexe myotatique une activité électrique du muscle soléaire et une absence d’activité électrique du jambier antérieur, ce qui révèle l’état contracté du soléaire et l’état relâché du jambier antérieur.
La contraction du soléaire déclenchant l’extension du pied, c’est un muscle extenseur. Le jambier par contre est un muscle dont la contraction déclenche la flexion du pied : c’est un muscle fléchisseur. Le soléaire et le jambier forment un couple de muscles antagonistes : ils ne se contractent jamais simultanément et leurs contractions respectives ont des effets opposés sur le mouvement d’un segment du corps.

II.2.3 Éléments intervenant dans le réflexe myotatique et leur rôle.
II.2.3.1 Un récepteur sensoriel
a) Observation clinique

Une dégénérescence de certaines structures sensorielles incluses dans le tissu musculaire (fuseaux neuromusculaires), observée chez certains malades, s’accompagne d’une absence de réflexe lorsqu’on frappe leur tendon d’Achille. Cependant, la motricité du pied n’est pas abolie.

b) Conclusion

Le fuseau neuromusculaire joue le rôle de récepteur. Il est stimulé par l’étirement résultant du choc.
fuseau neuromusculaire

II.2.3.2 Un centre nerveux : la moelle épinière.

a) Observation clinique.
Une lésion de la partie inférieure de la moelle épinière provoque une perte de la sensibilité et une paralysie des muscles de la partie inférieure du corps (abolition des réflexes achilléen et rotulien).

b) Conclusion
La moelle épinière joue le rôle de centre nerveux réflexe.

II.2.3.3 Des voies nerveuses.

a) Observation clinique.

Une section accidentelle ou une compression importante de la branche interne du nerf sciatique qui innerve les muscles du mollet abolit le réflexe achilléen.

b) Conclusion.

Le nerf sciatique joue le rôle de conducteur de l’influx nerveux.
Il comprend :
• des fibres nerveuses sensitives ou afférentes qui conduisent à la moelle épinière l’influx nerveux émis par le fuseau neuromusculaire ;
• des fibres nerveuses motrices ou efférentes qui transmettent aux muscles effecteurs l’influx nerveux émis par la moelle épinière.

II.2.3.4 Un effecteur.

C’est le muscle extenseur du pied ou muscle soléaire.
muscle extenseur

II.3 Innervation réciproque des muscles antagonistes.

Le mouvement d’extension observé lors du réflexe achilléen résulte non seulement de la contraction des muscles extenseurs, mais aussi du relâchement des muscles fléchisseurs (jambier antérieur). En effet, un muscle au repos, présente un certain tonus qui est la conséquence de l’arrivée permanente des messages nerveux moteurs lui imposant une faible contraction. Le relâchement musculaire signifie que le muscle ne reçoit plus d’influx nerveux moteur venant du centre nerveux contrôlant le réflexe.
Pour expliquer cette coordination musculaire, c'est-à-dire le fait que le muscle extenseur se contracte pendant que le muscle fléchisseur se relâche lors du réflexe, il faut admettre une double action des messages nerveux afférents provenant des fuseaux neuromusculaires :
• une activation des motoneurones du muscle étiré déclenchant ainsi sa contraction ;
• une inhibition des motoneurones du muscle antagoniste provoquant une chute de son tonus.
Ce traitement médullaire du message sensitif suppose l’intervention « d’aiguillage » neuronique complexe avec une voie excitatrice simple monosynaptique et une voie inhibitrice plus complexe et disynaptique ; la présence de l’interneurone étant indispensable pour assurer l’inhibition du motoneurone relié au muscle fléchisseur.
Les muscles antagonistes reçoivent donc une innervation particulière appelée innervation réciproque c'est-à-dire un dispositif assurant l’inhibition des motoneurones innervant un des muscles antagonistes alors que l’autre doit se contracter.
muscle qmtagonistes

II..4 Importance physiologique des réflexes myotatiques.

Ils sont impliqués dans le maintien de la posture. Effet la position du corps dans l’espace est soumise en permanence à des forces de la pesanteur qui tend à modifier la posture. Le maintien de la posture est assuré par le tonus musculaire. Les réflexes myotatiques se déroulent en permanence dans l’organisme, ils correspondent à la réponse des muscles étirés par l’action de la pesanteur et assurent le maintien du tonus musculaire indispensable à la réalisation du phénotype comportemental de la posture.