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Vous êtes ici : AccueilCLASSESLe Cameroun français : de la tutelle à l’indépendance
Terminale
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Histoire
Cours
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INTRODUCTION
Le 13 Aout 1946, l’ONU confit la tutelle du Cameroun à la France et à la Grande Bretagne. Dès lors, l’évolution du pays se fera sur les plans politique, institutionnel et administratif.camerounI- L’EVOLUTION POLITIQUE DE 1946-1960
Entre 1946 et 1960, la vie politique du Cameroun est dominée par les syndicats et les partis politiques.
1-LES SYNDICATS
Les premiers syndicats du Cameroun furent l’œuvre des français. En 1944, Mme Jacquot, Mr Donat, Mr Soulier et Mr Lalaurie créent l’Union des Syndicats Confédérés du Cameroun (USCC) qui est une branche locale de la Confédération Générale des Travailleurs (CGT) de la France. Les dirigeants de l’USCC sont Um Nyobé et Charles Assalé. En 1951, l’USCC se divise en deux. D’un coté l’Union des Syndicats Autonomes du Cameroun dirigé par Charles Assalé et Moudourou et de l’autre coté la Confédération Générale des Travailleurs du Cameroun (CGTC) avec comme leaders Jacques Ngom et Um Nyobé. Tous ces syndicats ont une influence certaine dans l’évolution du Cameroun dans la mesure où ils ont appris aux camerounais à se libérer du tribalisme, à se lever comme un seul homme pour revendiquer et défendre leurs droits. Ils ont servi de tremplin à la formation des partis politiques et de leurs leaders.um nyobe2-LES PARTIS POLITIQUES
a-De 1947 à 1955
Pendant cette période on assiste à la formation de deux blocs ; d’un coté les partis politiques qui souhaitent le maintien de la domination française au Cameroun à l’instar du Rassemblement Camerounais de Gaston Kingué et le Bloc Démocratique de Louis Paul Aujoulat crée en 1951. De l’autre coté les partis politiques nationalistes et anticolonialistes tels que l’UPC créée le 10 Avril 1948 par 12 compatriotes qui sont Léonard Bouli, Joseph Raymond Etoundi, Léopold Moumé Etia, Jacques Ngom, Théodore Ngosso, Emmanuel Yap, Guillaume Hondt, Guillaume Bagal, Jacques René Biboum, Henri Richard Manga, Georges Yémi. Ruben Um Nyobé, leaders incontesté de l’UPC rejoindra ses camarades le 15 Avril 1948.
L’UPC avait pour objectif l’indépendance immédiate du Cameroun français, la réunification immédiate des deux Cameroun et la non ingérence des français dans les affaires du Cameroun. Cette position radicale de l’UPC va l’opposer à l’administration française qui va décider de pratiquer une politique anti-upéciste en s’appuyant sur des groupes de pression tels que l’Evolution Sociale du Cameroun et sur des organisations traditionnelles telles que le Ngondo, l’Efoulan-Meyong, le Nkul Beti et surtout sur l’église.
A partir de 1954, la situation sociopolitique du Cameroun ne cesse de se dégrader. Les grèves se multiplient dans le pays en l’occurrence à Dizangué (Sanaga maritime), et à Douala. A la grève et aux attaques de l’UPC, les autorités françaises répondent par la force. Le bilan des affrontements est lourd ce qui va entrainer la dissolution de l’UPC le 13 Juillet 1955.
b-De1955 à 1960
Cette période est marquée par la naissance des partis politiques plus modérés qui souhaitent une indépendance par étape avec la collaboration française. Il s’agit du parti des démocrates d’André Marie Mbida, le Mouvement d’Action Nationale Camerounais de Soppo Priso et de Charles Assalé et l’Union Camerounaise d’Ahmadou Ahidjo. Quant à l’UPC, sa dissolution aura deux conséquences ; son entrée dans la clandestinité (création du Maquis) et sa division en deux tendances, l’une interne et l’autre à l’exil. L’UPC dans son Maquis de Boum-Nyebel (Sanaga maritime) et dans certaines zones bamilékés lance de véritables campagnes de violences. Dans la riposte française, Um Nyobé est tué le 13 Septembre 1958 par une patrouille militaire française. La tendance légale de l’UPC entre dans l’ATCAM en 1959. La tendance à l’exil se réfugie à Bamenda (Cameroun Britannique), au Soudan, au Caire, à Accra et à Conakry. Le président de l’UPC à l’exil le Dr Moumié meurt à Genève empoisonné au thallium par un agent des services secrets français William Betchel.

II- L’EVOLUTION INSTITUTIONNELLE ET ADMINISTRATIVE
1-L’EVOLUTION INSTITUTIONNELLE
L’Union Française de 1946 a permis au Cameroun français d’avoir sa première Assemblée, il s’agit de l’Assemblée Représentative du Cameroun (ARCAM) en Octobre 1946. En 1952, elle est remplacée par l’Assemblée Territoriale du Cameroun (ATCAM) qui sera substituée par l’Assemblée Législative du Cameroun (ALCAM) en Mai 1957. ALCAM va permettre la mise en place des institutions du Cameroun, ainsi le 10 mai 1957, le pays devint un État avec André Marie Mbida comme PM.
2-L’EVOLUTION ADMINISTRATIVE
A partir de 1957, le Cameroun est administré par deux personnes ; un Haut commissaire français et le PM. A cause de son intransigeance Mbida entre en rivalité avec les Hauts commissaires Ramadier et Xavier Torre. Il est obligé de démissionner le 18 Février 1958 en cédant sa place à Ahmadou Ahidjo. Après négociation avec la France et l’ONU, le Cameroun obtint son autonomie complète le 1er Janvier 1959. Le 12 Mars 1959, la nationalité camerounaise est reconnue sur le plan international. Le 13 Mars la résolution pour l’indépendance du Cameroun est adoptée par l’ONU et la tutelle française est levée sur le pays. L’indépendance est proclamée le 1er Janvier 1960 par le président Ahmadou Ahidjo devant le représentant français Louis Jacquinot et celui de l’ONU Dag Hammarskjöld

CONCLUSION
Les syndicats, les partis politiques et les Assemblées locales ont contribué à l’évolution politique du Cameroun français. Commencée en 1946, celle ci est précisée en 1957 et abouti à l’indépendance du Cameroun français le 1er janvier 1960.