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Première
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Géographie
Cours
Bonjour ! Groupe telegram de camerecole, soumettrez-y toutes vos préoccupations. forum telegram

Famille de situation : L’attrait des villes et des pays développés
Catégorie d’action : Limitation des migrations
Module N°II : Les mouvements migratoires
Chapitre N°III : Les villes
Leçon N° 7 : Les problèmes urbains
Notions : Ville, banlieue, bidonville, mégalopole, conurbation
Prérequis : la ville et ses caractéristiques
Durée : 2 heures

Exemple de situation : L’entassement des ordures le long des voies publiques
Exemple d’action : Multiplier le nombre de bacs à ordure et sensibiliser les populations à leur usage
Formulation de la justification : Cette leçon me permet de mobiliser les ressources afin de participer à la résolution des maux qui minent les villes.

Introduction

La croissance urbaine dont les manifestations sont à la fois spatiales, démographiques et fonctionnelles s’accompagne de problèmes multiples et difficiles à résoudre. Celle-ci ne doit donc pas se faire de façon hasardeuse, mais doit obéir à un plan d’urbanisme bien établi (PAU) afin d’éviter de nombreux déboires générés par une croissance urbaine spontanée.

I- Les problèmes d’organisation des espaces urbains

La croissance urbaine a souvent pour corollaire une occupation anarchique de l’espace urbain. C’est l’apanage des habitats spontanés, précaires et insalubres appelés bidonvilles qui se développent parfois sur des sites non aedificantis, c'est-à-dire impropres à la construction tels que les flancs de collines et les marécages.
L’on relève aussi un contraste au niveau de la répartition des équipements sociaux. En effet, certains quartiers dits huppés abritent de nombreuses infrastructures (hôpital, école, super marché, centre de formation, salle d’activités ludiques…) tandis que d’autres en sont dépourvus. Même s’il existe des quartiers résidentiels, la majorité se développe de façon désordonnée avec une prolifération des espaces réservés à l’agriculture et à l’élevage.
L’autre fait majeur auxquelles font face les villes, surtout celles du Tiers monde est l’insuffisance, voir l’absence des infrastructures de bien-être (espaces verts, jardins publics, centres de loisir, salle de sport salle de cinéma…). L’on déplore aussi l’envahissement des artères publiques par les commerçants et leurs marchandises conduisant ainsi à l’obstruction de la chaussée, ce qui rend parfois la circulation périlleuse aux heures de pointe. C’est le cas du carrefour Acacia à Yaoundé.
marche acacia cameroun

II Les problèmes fonciers

Dans les zones urbaines en rapide expansion, l’accès à la terre est rendu de plus en plus difficile par les exigences concurrentes des logements, des industries et PME, du commerce, des infrastructures de transport, de l’agriculture et de l’élevage, de l’aménagement des espaces verts ainsi que la protection des écosystèmes fragiles. L’une des principales difficultés associées à la fourniture des logements est l’offre de terrains y compris les couts supplémentaires. On constate qu’à cause de la croissance urbaine, les ressources foncières se raréfient et sont de plus en plus convoitées, ce qui fait grimper la valeur des biens fonciers dans les zones périurbaines ainsi que des arnaques et des menaces subies par les populations autochtones.

Un président du tribunal affirmait à ce propos que : « Sur 100 affaires portées en justice à Yaoundé, 80 sont d’ordre foncier ».

L’offre foncière pour la fourniture des logements et de services est entravée par des systèmes d’administration contraignants, couteux et longs. Certaines entreprises publiques ont du mal à remplir leur cahier de charge vis-à-vis des populations (MAETUR et de SIC). En effet, le processus de fourniture d’un espace pour la construction d’un logement ou l’attribution pure et simple d’un logement est lent en raison des lourdeurs et de l’inertie de la bureaucratie, caractérisée par le manque de transparence et de pratiques illicites de la part des administrateurs (corruption, favoritisme, tribalisme…).

III Les problèmes économiques et sociaux

Toutes les villes du monde connaissent ces problèmes, mais ils sont plus accentués dans celles du Tiers monde. Les plus récurrents sont :
• Le problème d’approvisionnement en eau potable, gaz domestique, électricité et vivres : Dans les villes, le réseau d’adduction en eau potable est sommaire ce qui pousse les populations à consommer l’eau des puits et sources responsable de nombreuses maladies hydriques.
La fourniture des ménages en gaz connait des perturbations récurrentes et cette situation aboutie à des spéculations laissant de nombreuses familles dans le désarroi. L’alimentation en électricité ne satisfait pas la demande de plus en plus forte d’où la multiplication des délestages qui durent parfois des semaines. L’organisation des circuits commerciaux d’acheminement des produits vers les marchés est souvent inefficace. C’est pourquoi l’on déplore un problème d’approvisionnement en produits de première nécessité souvent tributaire de l’étranger.
• Le problème de salubrité : Le problème d’évacuation des ordures ménagères se pose avec acuité, car les quartiers ne sont pas desservis par des routes praticables.
Ainsi, les services en charge de l’assainissement ne parviennent pas à collecter toutes les ordures ménagères qui sont alors déversées dans des cours d’eau créant d’autres désagréments tels que la pollution et la destruction de la biodiversité. Les égouts sont parfois inexistants ce qui est à l’origine des inondations pendant la saison de pluies.
• Problème de transport :
Les artères secondaires sont insuffisantes, celles qui existent sont dans un état de délabrement avancé, l’étroitesse des routes principales, l’augmentation du parc automobile et l’incivisme des habitants qui occupent anarchiquement les chaussés sont autant de facteurs qui contribuent à créer d’énormes bouchons pendant les heures de pointe. Cette situation est exacerbée par l’inexistence des modes de transport variés, pouvant constituer une alternative au transport routier.
• Problèmes d’emploi :
la main d’œuvre est certes abondante mais avec une qualification insuffisante d’où le développement du secteur informel, où prolifèrent les petits métiers exercés par des commerçants et vendeurs de services stables ou ambulants. Dans ce sillage, on peut citer les cireurs, pousseurs, sauveteurs, call boxeurs, mototaximen… Cette masse de la population urbaine sous employée est appelée « des chômeurs déguisés ».
• Problème de pollution ;
Les villes sont victimes d’une nouvelle forme de menace environnementale provoquée par la pollution sous toutes ses formes. Hormis la pollution directement liée aux produits dérivés des industries qui endommagent l’air, le sol et l’eau, celle qui provient des déchets non ou biodégradables dus à la consommation de masse (bouteilles plastiques, emballages plastiques, boites de conserves, vêtements, chaussures, restes d’aliments etc.), il existe une autre forme de pollution urbaine ; le bruit. Cette pollution sonore est orchestrée par le décollage des avions, les vendeurs ambulants, les débits de boisson, les voitures et motos, les moulins à écraser, les ateliers de menuiserie, les garages à ciel ouvert etc. cette situation fait de l’espace urbain un lieu de haute vulnérabilité où l’on enregistre l’augmentation des maladies liées au stress.
• Problème de sécurité ;
Les néo urbains dotés d’une moralité douteuse et n’ayant aucun sens de l’effort se livrent à des activités non recommandables telles que le banditisme, la criminalité, la délinquance, la prostitution, l’infanticide, la consommation des stupéfiants etc. cette situation est exacerbée par l’insuffisance de l’éclairage public et le laxisme des forces de maintien de l’ordre qui sont parfois de connivence avec les chefs de gang ou de cartel.
• Problème de cohabitation ;
Étant hétérogènes et cosmopolites, les citadins ont du mal à s’approprier le principe du vivre ensemble. En effet, certains éprouvent des difficultés à intégrer les autres dans leur mode de vie ou tout simplement à accepter leur différence. Cette situation a abouti à plusieurs types de ségrégations dans l’espace urbain :
• La ségrégation sociale ;
les personnes aisées sont regroupées dans des quartiers luxueux et les pauvres s’entassent dans des bidonvilles.

Exemple Bastos opposé à Mokolo Elobi.

• La ségrégation tribale ; marquées par le repli ethnique, les populations issues de l’immigration ou de la zone rurale, choisissent de vivre dans un même quartier. C’est le cas des ressortissants de la zone anglophone à Obili, ceux de la région de l’Ouest à Carrière à Yaoundé.
• La ségrégation raciale ; afin de préserver les liens et les valeurs qui leur sont propres, les personnes de même race préfèrent souvent se regrouper dans un même endroit

Exemple le quartier Château rouge situé dans le 2ème arrondissement de paris occupé par les noirs ou celui de Belle ville réservé à la communauté chinoise.

• La ségrégation religieuse ; en fonction de leur obédience religieuse, les citadins préfèrent cohabiter dans un même espace où ils construisent leur lieu de culte et promeuvent leur identité culturelle et leur croyance. C’est le cas du quartier haoussa à Yaoundé envahit par les musulmans ou celui du Marais à Paris occupé par les Juifs.

Conclusion

Espace attractif par son modernisme et les diverses fonctions qu’elle exerce, la ville connait de multiples problèmes surtout d’ordre social difficilement maitrisables. Mais cette situation n’est pas irréversible. Elle nécessite une bonne dose de volonté de la part des pouvoirs publics et l’implication de chaque citadin qui, par les actes et comportements citoyens vont œuvrer à faire de la ville un lieu de bien être pour tous.