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Vous êtes ici : AccueilCLASSESLes problèmes de l’agriculture tropicale : Le cas du Cameroun
Première
A & C & E & D & TI
Géographie
Cours
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INTRODUCTION
En ZIT, l’agriculture est l’activité principale car elle occupe la majorité de la population active. Malheureusement, elle est confrontée à une diversité de problèmes qui empêchent son développement rapide. Le Cameroun, pays d’Afrique tropicale connait toutes ces difficultés qui sont d’ordre naturel, technique, économique et humain.

I-LES DIFFUCULTES DE L’AGRICULTURE TROPICALE
1-DE PRINCIPAUX OBSTACLES NATURELS
Le climat et le sol constituent les deux principaux obstacles naturels. En effet si les pluies sont abondantes et régulières dans la zone méridionale, elles sont plutôt rares et irrégulières dans la partie septentrionale du pays. L’arrivée tardive des pluies y occasionne la sécheresse et la famine. En outre en dehors des régions volcaniques, la bordière côtière et les zones de vallées, les sols du pays sont soit lessivés et appauvris par l’érosion (Sud), soit squelettiques et peu fertiles (Nord). De même dans la partie septentrionale du pays, les cultures sont souvent détruites par les animaux tels que les éléphants, les singes et les insectes granivores.

2-DE NOMBREUX OBSTACLES TECHNIQUES ET HUMAINS
a) Les techniques agricoles
Au Cameroun, les techniques agricoles utilisées ne favorisent pas de fort rendement parce que :
- Elles sont rudimentaires car la plus part d’outils utilisés sont manuels, archaïques et inefficaces
- Les engrais sont peu utilisés
- La pratique de la polyculture vivrière et de la culture itinérante sur brûlis qui appauvrissent rapidement les sols
- La main d’œuvre est essentiellement familiale par conséquent non qualifiée.
Il existe des techniques modernes qui sont néanmoins utilisées dans les exploitations industrielles telles que la CDC, la SODECOTON. En plus dans les hautes terres de l’Ouest des techniques performantes telles que l’utilisation des engrais naturelles, la pratique de la jachère et de l’assolement permettent d’obtenir des rendements appréciables.

Sodecoton cameroun Plantation de The CDC Cameroun
CDC cameroun Plantation de coton SODECOTON Cameroun

b) Le vieillissement des planteurs et des plantations
Le vieillissement des planteurs est préjudiciable au secteur agricole dans la mesure où l’exode rural amène les jeunes vers les villes à la recherche des meilleures conditions de vie. Ces derniers abandonnent donc les travaux agricoles aux vieillards qui n’ont plus toute leur capacité physique. Il est important de souligner aussi que la masse paysanne analphabète est un obstacle à la production. De même les plantations de cacaoyers et de caféiers vieillissent de plus en plus, elles ne sont plus rentables et sont difficiles à remplacer faute de moyens financiers. On note aussi de nombreux conflits agropastoraux.

3-DE NOMBREUX OBSTACLES ÉCONOMIQUES DIFFICILES A SURMONTER
a) La pauvreté
Les agriculteurs camerounais n’utilisent pas la mécanisation parce qu’ils n’ont pas de moyens de s’acheter les équipements agricoles même les plus élémentaires. Ils n’ont pas accès aux crédits et bénéficient peu de subvention.
b) Les voies de communication
L’enclavement est le véritable obstacle à l’agriculture camerounaise car les zones de production agricoles sont très éloignées des voies de communication et des marchés. Même lorsque les routes existent, elles ont le plus souvent impraticables.

Routes impraticables au cameroun Routes impraticables

c) La DTE
On parle de DTE lorsque les prix des produits agricoles en provenance du tiers monde sont fixés par les occidentaux. Cette situation est aggravée par la pratique de la monoculture héritée de la colonisation qui a valorisé les cultures de rente au détriment des cultures vivrières. Les cultures d’exportation ne pouvant pas être transformées par les pays producteurs, cette situation les maintient dans un réseau de dépendance vis-à-vis de l’occident. En dépit de tous ces problèmes, l’agriculture occupe une place de choix dans l’économie camerounaise.

II- L’AGRICULTURE CAMEROUNAISE : UN RÔLE IMPORTANT
L’agriculture est l’un des piliers de l’économie camerounaise. Elle fournit prés de 25% du PIB. Elle occupe environ 70% de la population active et participe à la croissance des autres secteurs économiques, sans oublier son rôle moteur dans la nutrition des populations. L’agriculture camerounaise essaie tant bien que mal de dépasser le stade de l’économie vivrière pour être une source de devise car elle aide à améliorer la balance commerciale du pays vis-à-vis de ses partenaires. En outre, elle permet de :
- Créer des emplois surtout dans les exploitations agricoles
- Fournir les matières premières aux industries locales (palmier à huile, coton,, canne à sucre, thé)
- Redistribuer les revenus grâce à l’achat des produits agricoles par les citadins
- Économiser les capitaux. En effet elle permet de limiter l’importation des aliments et d’investir dans d’autres projets.

III- ESSAI DE SOLUTIONS POUR AMÉLIORER L’AGRICULTURE CAMEROUNAISE
Pour que l’agriculture remplisse pleinement le rôle qu’elle joue déjà, il faut trouver des solutions adéquates et les appliquer. Parmi celles-ci on peut citer :
- Développer la recherche scientifique
- Associer l’agriculture et l’élevage
- Mécaniser les exploitations
- Diversifier les cultures de rente et développer les cultures vivrières
- Regrouper les agriculteurs en coopératives afin de leur permettre de mieux s’organiser et d’accéder aux crédits
- Améliorer et diversifier les infrastructures de communication
- Rechercher des capitaux afin de moderniser l’agriculture.

CONCLUSION
En somme, l’agriculture tropicale notamment celle du Cameroun est confrontée à de nombreuses difficultés. Celles-ci ne peuvent être résolues que par un apport financier important et une éducation de la masse paysanne.