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La versification
C’est l'ensemble des règles de rime et de longueur qui accompagnent une écriture en vers.

I. Les vers, le mètre, le décompte des syllabes

Vers
Assemblage de mots, mesurés selon certaines règles (coupe, rime, etc.), rythmés
• D’après la quantité des syllabes, comme chez les Grecs et les Latins (vers métriques) ;
• D’après leur nombre, comme en France (vers syllabiques) ;
• D’après l'accentuation comme chez les Anglais et les Allemands (vers rythmiques).

Les vers sont visuellement identifiables, par rapport à leur disposition dans l’espace de la page (passage à la ligne). À l’audition, ils sont repérables par le retour régulier de sonorités.

Le mètre se définit par le nombre de syllabes dans un vers. Pour décompter les syllabes, il faut tenir compte de certaines règles :
• Le « e » à la fin d’un mot ne se prononce que s’il est suivi d’un mot commençant par une consonne. S’il est suivi d’un mot commençant par une voyelle, il s’élide. Il ne se prononce pas en fin de vers ;
Exemple
exemple de metre poesieSeul le « e » final de jeune se prononce, celui de elle et celui de fille ne se prononcent pas.
• Lorsque deux voyelles se suivent, elles ne forment en général qu’une seule syllabe (synérèse) ;
Exemple
metre poesiesuis (1 syllabe) ; sentier (2 syllabes).
• mais, pour le respect du mètre, il arrive que chaque lettre soit prononcée séparément ; les deux voyelles forment alors deux syllabes (diérèse).
Exemple
dierese

II. Les différents mètres

On distingue les vers réguliers (pairs ou impairs) des vers libres.
Les vers (ou mètres) réguliers comportent un nombre fixe de syllabes et riment entre eux.
Les vers pairs les plus fréquents sont l’alexandrin, le décasyllabe, l’octosyllabe, l’hexasyllabe (12, 10, 8, 6 syllabes).
Les vers impairs sont mis à l’honneur au XIXe siècle par Verlaine, qui apprécie leur fluidité.

Exemple :
De / la / mu / si / qu(e) a / vant / tou /te / chos(e),
Et / pour / ce/la / pré/fè/re / l’Im/pair. (P. Verlaine.)

Les vers de 9 syllabes.
• Les mètres courts (8, 6 syllabes ou moins) sont utilisés pour créer des effets particuliers : rapidité, rythme de la chanson, du poème.

Exemple :
Elle a passé, la jeune fille (G. de Nerval)

• Les vers libres, aux mètres variables et souvent sans rimes, sont apparus à la fin du XIXe siècle. Ils exploitent plutôt les effets rythmiques et sonores.

III. Les strophes et les formes de poèmes

Les vers sont regroupés en strophes. On distingue le dizain, le huitain, le sizain, le quintil, le quatrain, le tercet, le distique (10, 8, 6, 5, 4, 3, 2 vers).
• Une stance est un poème lyrique d’inspiration grave.
• Un sonnet est un poème à forme fixe composé de deux quatrains et de deux tercets, le plus souvent en alexandrins ou en décasyllabes.
Le sonnet régulier est construit sur 5 rimes obéissant au schéma : abba, abba, ccd, eed ou abba, abba, ccd, ede. Le dernier vers constitue toujours une chute, forte et inattendue.
Elles sont ainsi nommées quand les rimes masculines et féminines alternent deux à deux
• La ballade et le rondeau, formes médiévales, se distinguent par la présence d’un refrain.

IV. Les sonorités

Les répétitions de sonorités participent à la musicalité du poème et contribuent au rythme. Elles produisent des effets de sens en créant des associations entre la signification des mots et leur forme sonore.
• La rime est le retour d’une même sonorité à la fin de deux vers : les mots à la rime se répondent en écho et bénéficient d’un effet de mise en valeur.
a) Les rimes peuvent être plates ou suivies (aabb), croisées (abab) ou embrassées (abba).
b) La rime est féminine lorsqu’elle se termine par un « e ».

Exemple :
violes / corolles ; envie / vie ; pluie / broderie.

La rime est masculine dans les autres cas.

Exemple :
Pleurs / fleurs ; dort / mort ; manteau / beau.

En principe, les poèmes respectent une alternance régulière entre rimes masculines et rimes féminines.
c) Les rimes sont riches lorsqu’elles portent sur plus de deux sons

Exemple :
p-l-eu-rs
f-l-eu-rs,

elles sont suffisantes lorsqu’elles portent sur deux sons au moins, une consonne d’appui et une voyelle

Exemple :
vi-o-les / cor-o-lles ;
en-v-ie / v-ie

Elles sont pauvres lorsqu’elles ne portent que sur un son-voyelle

Exemple :
mant-eau / b-eau).

L’allitération est la répétition de sons-consonnes.

Exemple :
Voici le vent / Le vent sauvage de novembre (É. Verhaeren.)
L’allitération en [v] traduit la violence du vent.

L’assonance est la répétition de sons-voyelles.

Exemple :
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (P. Verlaine.)

L’assonance en [ ã ], voyelle nasale, contribue à souligner le caractère mystérieux du rêve.
On peut distinguer des sons-consonnes plutôt durs : [g], [k], [p], [t], des sons-consonnes plutôt doux : [l], [m], [n], [t], des sons-voyelles plutôt aigus : [i], [e], qui peuvent exprimer la souffrance ou le cri, des sons-voyelles plutôt graves : [u] et les voyelles nasales : [ Č ], [ έ  ], [ ã ]. Mais il faut toujours mettre les sonorités en rapport avec le sens des mots.

Exemple :
Murmure → douceur des sonorités, en relation avec la douceur suggérée par le murmure.

V. Le rythme

Le rythme naît du retour à intervalles réguliers, ou non, de syllabes accentuées, de pauses ou coupes, de sonorités qui se font écho.
La coupe principale s’appelle la césure (notée par une double barre oblique : //) ; elle partage le vers en deux parties, égales ou inégales.
Dans un alexandrin, la césure se situe au milieu du vers qu’elle divise en deux hémistiches (6 // 6).
Exemple :
hemisticheDans le décasyllabe, la coupe se fait après la quatrième ou la sixième syllabe ; dans les vers impairs, la césure est fluctuante.
Le vers comporte aussi des coupes secondaires. Dans l’alexandrin classique, les coupes sont souvent également réparties 3 / 3 // 3 / 3, créant un rythme régulier.
Exemple :
Le seul bien / qui me reste // et d’Hector / et de Troie (J. Racine.)
Les syllabes accentuées sont en bleu.
Il arrive aussi que la pause la plus forte se trouve au début du vers (lorsqu’un terme est très accentué).
Exemple :
vers a decoupe secondaireOn parle d’enjambement quand la phrase commencée dans un vers déborde sur le vers suivant. L’élément figurant au début du second vers constitue un rejet.

Exemple :
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends (V. Hugo.)

Il y a contre-rejet lorsqu’un élément bref est placé à la fin du vers précédent. L’enjambement crée un effet d’allongement.

Exemple :
À mes pieds c’est la nuit, le silence.
Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume (J. M. de Heredia.)