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Littérature
Cours
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I. Définition et histoire du théâtre

Le mot théâtre vient du Grec « teatron » qui signifie « scène » ou « représentation ». Il apparaît en Grèce au VIe siècle Av. JC. À cette époque-là, le théâtre est un spectacle en plein air qui se joue lors des fêtes en l’honneur de Dionysos, le dieu du vin, de la vigne et de l’ivresse. C’est une représentation au cours de laquelle un bouc émissaire était sacrifié dans l’objectif essentiel d’épurer la société de ses maux (cérémonie du bouc).
À partir du Moyen-âge, le théâtre devient un art purement social dans la mesure où il devient un moyen d’éducation et de moralisation des masses.
Au XVIe siècle, le théâtre est lyrique, tragique et religieux et les auteurs rivalisent d’adresse pour représenter les scènes bibliques. Jodelle (1532-1573) produit la première tragédie française Cléopâtre captive et la joue en 1552. Robert Garnier (1544- 1590) écrit Les Juives, un une pièce lyrique qui n’est qu’une longue lamentation.
Le XVIIe siècle est l’âge d’or du théâtre français avec un foisonnement d’auteurs. À cette époque ce genre se raffermit et se consolide. Le théâtre acquiert ses lettres de noblesse grâce à des auteurs comme Jean Racine dont la particularité est la tragédie. Il rédige Phèdre, Britannicus entre autres. Il fait la peinture de la nature humaine avec tout ce qu’il comporte comme méchanceté et haine ; c’est pour cela qu’on dit qu’il peint l’homme tel qu’il est contrairement à Pierre Corneille qui le présente comme il devrait être, assignant ainsi à ce genre une mission sociale. Pour sa part Jean de La Bruyère pense que le théâtre a pour rôle de « corriger les hommes » et tire ses sujets de la vie quotidienne. À la même période, Molière de son vrai nom Jean Baptiste Poquelin, grand maître de la comédie classique pense que sa comédie est un moyen de « châtier les mœurs en riant », c.-à-d. corriger les comportements humains par le rire. Mais le théâtre demeure le genre de la scène, c-à-d. « fait pour être joué ».

II. La communication théâtrale

Le texte théâtral obéit à une double énonciation. En effet, conçu pour être joué, il met en scène des acteurs qui s’échangent des paroles (répliques) : c’est la communication acteurs-acteurs. En plus ces derniers s’adressent aux spectateurs : c’est la communication acteurs-spectateurs.
Cette communication théâtrale revêt deux formes :
• Le monologue : encore appelé soliloque, le monologue est le discours d’un seul personnage sur scène. Il permet au lecteur ou au spectateur de connaître l’état d’âme des personnages ou des acteurs et est l’expression d’un conflit intérieur, d’un trouble psychologique causé par une forte émotion.
• Le dialogue, quant à lui est un échange de paroles entre plusieurs acteurs
Tout texte est une communication. Et comme tel, il exprime des idées et des idéologies. La communication théâtrale n’est pas en reste. S’il y a un genre littéraire où les mots coopération et conflit ont leurs sens réels, c’est bien sûr au théâtre car dans leurs différentes prises de paroles (répliques) les personnages sont dans un combat de positionnement permanent. C’est la raison pour laquelle BARRAULT affirme : « Le théâtre est le seul lieu où la révolution se justifie. » Aussi, la formule de Pierre ASSARAF suivante trouve toute sa pertinence : « Quand dire c’est lier. » Ainsi, quand ils parlent, les personnages tissent du même coup des liens d’amitié ou d’inimitié avec d’autres : on parle de conflit et de coopération. Ce sont ces deux notions qui font déterminent le destin de l’intrigue

II.1. La coopération

Coopérer, dans ce contexte signifie être en parfaite communion, ou en parfaite harmonie avec quelqu'un. C’est être en accord avec les dires de cette personne. Ainsi coopérer c’est être en conjonction avec Cette coopération se traduit dans les échanges de paroles par :
• Des formules introductives d’opinions favorables ( il est vrai que, Je conçois que, j’admets que, j’avoue que, je suis d’accord avec, je ne vous le fais pas dire…)
• Le lexique de l’accord
• Des figures telles que la concession

II.2. Le conflit

Ici, le terme conflit ne signifie pas rixe, rivalité, bagarre, mais un désaccord qui existerait entre les personnages. Être en conflit c’est être en disjonction (ﮞ) avec. Dans le texte narratif théâtral l’action se présente toujours sous forme de conflit entre les personnages ; une bataille de positionnement où chacun défend ses intérêts ou ceux de celui ou de celle qu’il aime. Le conflit se matérialise dans les textes par :
• Des formules introductives d’opinion défavorable (je m’insurge contre ; je ne conçois pas que ; je n’admets pas que…)
• Des ironies
• Des antithèses
• Le vocabulaire du désaccord.

III. Les types de discours rencontrés dans un texte théâtral

a) Les didascalies
Ce sont des indications scéniques données par l’auteur (sur le décor, les costumes, les jeux scéniques) ;

b) Les apartés
Propos qu’un personnage s’adresse à lui-même (selon l’illusion théâtrale, sans être entendu des autres personnages)

c) Le dialogue
Il se caractérise par un tempo plus rapide que celui de la conversation ordinaire

d) Les répliques
Chaque réponse d’un personnage à un autre personnage est une réplique ; elle peut être courte (repartie) ou longue (tirade)

e) La stichomythie
Elle consiste en un échange rapide de propos qui disloque les vers en alexandrins sur plusieurs reparties.

f) Le monologue ou soliloque
Le personnage est seul sur scène et se parle à lui-même, ce type de discours s’impose lorsque le personnage réfléchit à voix haute.