Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Vous êtes ici : AccueilEXAMENSCorrection épreuve de philosophie au probatoire C, D, E et TI 2022
Probatoire
Philosophie
C & D & E & TI
2022
Correction
Bonjour ! Groupe telegram de camerecole, soumettrez-y toutes vos préoccupations. forum telegram

I. Partie A: La vérification des ressources (9pts)

Al/ La vérification des savoirs ( l pt x3=3pts)

Définition des concepts :
Dogmatisme : 1 pt
• Attitude de l’esprit qui consiste à affirmer sans justification et en refusant la discussion. Autrement dit, se fermer à toute autre idée, position ou thèse ;
• Attitude qui consiste à affirmer sans preuve, de façon péremptoire et intransigeante ;
• Attitude mettant en exergue la capacité du sujet, de l’homme à atteindre la certitude absolue ;
• Attitude intellectuelle consistant à affirmer des idées sans les discuter ;
• Absence d’esprit critique.

Cf. André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie : « Tournure d’esprit qui consiste à affirmer ses doctrines avec autorité, et sans admettre qu’elles puissent avoir quelque chose d’imparfait ou d’erroné ».

Certitude : 1 pt
• Assurance pleine et entière de l’exactitude de quelque chose ;
• Conviction qu’a l’esprit que les choses sont telles qu’il les conçoit ;
• Conviction d’être dans le vrai ;
• Caractère de ce qui est certain, qui ne comporte pas de doute;
• Assurance, garantie ;
• sentiment, état d’esprit de la personne qui reconnaît quelque chose comme hors de doute, qui croit profondément, sans réserve ;
• caractère certain, indubitable ; ce qui est certain, évident ;
• état d’esprit qui ne doute pas ;
• conviction qu’a l’esprit d’être dans la vérité ;
• ce dont on ne peut douter.

Pèlerin de la vérité :
• Celui pour qui la vérité n’est pas une maîtrise qui corrompt son imagination et qu’il croit trouver partout ; il se contente de la pouvoir démêler où il peut l’apercevoir; il ne la confond pas avec le vraisemblable ;
• chercheur infatigable du savoir, de la connaissance.
• le philosophe.

A2- La vérification des savoir-faire (6pts)

Première question :
Thème et problème philosophique.
Thème :

• le philosophe et le fanatique ;
• la philosophie et le ‘fanatisme
Problème :
• le rapport entre la philosophie et le fanatique ;
• la nature des rapports entre la philosophie et le fanatisme.

Deuxième question : la thèse :
Selon l’auteur, l’humilité philosophique s’oppose au dogmatisme orgueilleux du fanatisme. L’humilité philosophique est aux antipodes du dogmatisme.

Troisième question : La structure logique

L’auteur commence par établir la différence entre le fanatique qui s’illumine de son savoir et le philosophe qui, prenant conscience de son ignorance, recherche la vérité. Par la suite, il s’évertue à définir l’humi1itee qui fait de la philosophie non pas un déjà là mais un pas encore toujours recherche, une recherche sans fin. Ce qui l’amène, à la fin dc son texte, à caractériser la conscience philosophique comme une conscience inquiète.

II- PARTIE B: La vérification de l’agir compètent (9pts)

Essai personnel: En te fondant sur ta culture philosophique, et dans le respect des règles de la logique, est-il légitime de penser que la-science s’oppose à la philosophie?

I. Analyse et compréhension du sujet
A/ Définition des concepts.

Science :
• savoir ;
• ensemble de disciplines qui ont pour objet l’étude rationnelle et expérimentale des phénomènes naturels ;
• corpus de connaissances constituées, articulées parla déduction logique et susceptibles d’être vérifiées par l’expérience ;

Cf. André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie: «Ensemble de connaissances et de recherches ayant un degré suffisant d’unité, de généralité, et susceptibles d’amener les hommes qui s’y consacrent à des conclusions concordantes. »

Cf. Michel‘ BLAY, Dictionnaire critique de la science classique: « La connaissance claire et certaine de quelque chose fondée soit sur des principes évidents et des démonstrations, soit sur des raisonnements expérimentaux ou encore sur l’analyse des sociétés et de faits humains. »

Philosophie : Étymologiquement, la philosophie est amour de la sagesse.
Autrement dit :
• recherche permanente du savoir;
• questionnement sur l’homme, le monde et l’absolu ;
• débat contradictoire ;
• démarche qui vise à une compréhension du monde, de la vie par une réflexion rationnelle et critique ;
• étude des problèmes fondamentaux liés à l’existence, à la connaissance, à la vérité, aux valeurs morales et esthétiques ;
• manière de vivre;
• engagement, avec plus de rigueur et de constance possible, et sans réserve aucune, à user de sa raison en vue de...

B-Reformulation du sujet :

• la science est-elle en rivalité avec la philosophie?
• la science est-elle en conflit avec la philosophie?
• la science est-elle antagoniste à la philosophie?
• la science est-elle en opposition avec la philosophie?
• la science diverge-t-elle de la philosophie?

II- Problématisation
A- Problème philosophique :

• le rapport science - philosophie ;
• la nature des rapports entre la science et la philosophie.

B- Problématique:

Le rapport de la science à la philosophie est-il antithétique ? N’existe-t-il pas de rapprochements entre ces deux disciplines ?
Peut-on postuler l’existence de l’une des disciplines sans l’autre ?

III- Plan possible

A-Thèse : L’apparente opposition entre la science et la philosophie.
Argument 1 : Il y a une différence entre le savoir philosophique et le savoir scientifique. Le premier n’accepte pas de consensus, alors que l’autre est ce qui est communément admis comme certain.
• La science est concrète, la philosophie abstraite. De cette façon, la science étudie des phénomènes réels d’un point de vue théorique ou appliqué. La philosophie se concentre sur les concepts, les images, les pensées ou le raisonnement.
La science accède à la connaissance à travers des questions spécifiques à son sujet. La philosophie, au contraire, cherche à répondre à des questions générales.

« La règle de la science est celle qui est posée par Bacon: obéir pour commander. Le philosophe obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser » Bergson, La Pensée et le Mouvant.

Autrement dit, contrairement au savant qui, par l’analyse, ne retient du réel que ce qui lui permet d’agir efficacement sur lui, le philosophe, par l’intuition, cherche à se transporter à l’intérieur de l’objet pour coïncider avec ce qu’il a d’unique et par conséquent d’inexprimable.

Cf. Paul Valery : « La philosophie est un pur jeu de mots ».

Argument 2 : Les méthodes respectives de la science et de la philosophie font d’elles deux disciplines diamétralement opposées.
Et pour cause la science est expérimentale, tandis que la philosophie est un simple questionnement. Les sciences, depuis le 16è siècle, se sont détachées de la philosophie pour se particulariser et se spécialiser.
Depuis ce moment, la méthode de la philosophie est la réflexion.
Le philosophe est un homme qui, avec les ressources de la raison fait retour sur les opinions, les savoirs constitués pour en examiner le sens; la valeur, ‘le fondement. Rien n’échappe à la réflexion philosophique. Il y a toujours en elle le souci d’interroger la totalité du réel‘; la philosophie n’élabore pas un savoir positif Kant écrit à ce sujet : « Il n ’y a pas de philosophie que l ’on puisse apprendre, on ne
peut qu’apprendre à philosopher. »
En revanche, les sciences‘ élaborent des savoirs positifs, savoirs qu’il faut apprendre et que la recherche fait progresser. Cela tient à l’efficacité de leurs méthodes. La méthode des mathématiques est la démonstration. Celle des sciences empirico-formelles est la méthode
expérimentale. Celle-ci comporte trois moments :
1) l’observation des faits (« le fait suggère 1’idée»)
2) l’invention d’une hypothèse (« l’idée dirige 1’expérience »)
3) la vérification de l’hypothèse (« l’expérience vérifie l’idée »)
Claude Bernard.

Cette démarche a conduit à l’accord des esprits et permis de progresser. D’où= cet hommage de Kant: «La physique est donc redevable de l’heureuse révolution qui s’est opérée dans sa méthode à cette simple idée qu’elle doit chercher (et non imaginer) dans la nature... c’est ainsi qu’elle est entrée d’abord dans le sûr chemin de la science, après n’avoir fait pendant tant de siècles que tâtonner».
Critique de la raison pure.

Cf. Karl Jaspers: «Faire de la philosophie c'est être en route; les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses et chaque réponse devient une nouvelle question. »

« La science consiste à oublier ce qu’on croit » Charles Nodier,
‘Léviathan le long

« En science « l’esprit n’y avance pas en ligne droite » Alexandre KOYRE, Etudes d histoire de la pensée scientifique.

« Accéder à la science, c’est spirituellement rajeunir, c’est accepter une mutation brusque qui contredit un passé », Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique. '

« I1 n’y a de science que de ce qui est caché », Gaston Bachelard, La formation de [esprit scientifique.
Autrement dit, la science exige que les apparences soient dépassées.

Argument 3: les résultats des deux disciplines, leurs impacts dans l’existence humaine les opposent l’une à l’autre.

Tandis que la science apporte des solutions concrètes, efficaces aux problèmes de l’homme, la philosophie s’apparente à un bavardage inutile, à une gesticulation gratuite.

Clément Rosset : «Il ne faut pas compter sur la philosophie pour trouver des raisons de vivre. »
Cf. Karl Marx: «Jusqu'ici les philosophes n’ont - fait qu’interpréter le monde de différentes manières. Il s ’agit maintenant de le transformer. »
Cf. Jean François Revel : « Face à la science, la philosophie se trouve dans une situation inconfortable ».
d’où cette conclusion :

Cf. Maurice Duverger: «La philosophie doit être remplacée par la science. »

Argument 4: La science et la philosophie s’opposent au niveau de l’éthique.
La science se distingue aussi de la philosophie car on ne peut distinguer en cette dernière l’idéal du savoir et celui de la sagesse.
Elle engage une éthique de vie, ce qui n’est pas le cas de la science dans la mesure où celle-ci porte sur les faits et non sur les valeurs. La science est donc un savoir laissant l’homme démuni sur le plan moral.

Cf. Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Transition

B-Antithèse : Les rapprochements entre la science et la philosophie.
Argument 1 : L’origine de la science la rapproche de la philosophie. Par rapport à leur origine. Il existe un rapport de filiation entre la science et la philosophie. La science naît de la philosophie.
A l’origine, la philosophie a été une sorte de connaissance universelle qui englobait toutes les sciences. Lorsqu’elle prit naissance, elle se présenta comme un savoir encyclopédique. La science et la philosophie‘ furent longtemps inséparables. Dans l’antiquité, la philosophie représentait la science suprême, celle « des premiers principes et des premières causes». Les autres sciences, notamment la physique, recevaient d’elles leurs fondements.
Ménocrite était ainsi le premier à découvrir que la particularité de la matière était la molécule ou l’atome. Thalès de Milet, Pythagore étaient en partie scientifiques et le théorème sur le triangle rectangle renvoie à un nom glorieux. Cet autre exemple: Descartes est le théoricien du diagramme cartésien et de la géométrie analytique.

Cf. René Descartes : « La philosophie est la mère des sciences ».

Cf. René Descartes : « Toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences »

Argument 2 : La nature des deux disciplines : la science et la philosophie reposent toutes deux sur l’exigence de rationalité et d’objectivité.

Pour les Grecs, il n’y a pas de science (savoir) sans réflexion dans l’abstrait. La science se trouve assimilée à la philosophie dans la mesure où cette dernière se veut recherche systématique de la vérité, ce qui implique une rupture avec l’opinion’ (doxa), c’est-à-dire l’ensemble des « préjugés » qui tiennent lieu ordinairement de pensée.
La philosophie est la science, ‘le savoir véritable et authentique (épistémè), par exemple chez les philosophes grecs comme Platon ou Aristote, en tant qu’elle se donne pour projet d’atteindre le monde des idées éternelles, immuables, afin d’échapper au monde trompeur et corruptible des apparences, de l’illusion et de Terreur. Tel est le sens de l’allégorie dite de la caverne, au livre V11 de La République, de Platon.
C’est par l’abstraction qu’Einstein découvre l’aspect corpusculaire de la lumière et aussi, bien sûr, la relativité du temps et la vraie nature de la qualité.
Thalès, le fondateur de l’école de Milet, fut tout à la fois philosophe, astronome et mathématicien.

Argument 3 : Science et philosophie sont liées par leur finalité commune.
Leur finalité commune recherche la vérité pour épanouir totalement l’homme.

Transition

C-Synthèse : La complémentarité entre la science et la philosophie.

• Les deux disciplines sont limitées: séparées l’une de l’autre, non seulement elles ne parviennent pas à épanouir l’homme, mais en plus elles deviennent même dangereuses. La science sans la philosophie qui est un supplément d’âme. et qui par conséquent l’oriente et la moralise, peut nous conduire à des petits, des catastrophes, des inquiétudes, des impasses. La philosophie sans la science qui concrétise ses idées, risque de nous installer dans l’illusion, la rêverie.

Cf. Edgar Morin : « Science sans conscience sont cordialement mutilées et mutilantes ».

• Science et philosophie doivent pour cela être mises ensemble pour une meilleure démystification et décomplexication du réel.

CONCLUSION : Quelques indications :
• Rappel du problème philosophique
• Bilan de l’analyse
• Essai de solution.
Présentation (2pts)