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Philosophie
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« Autrui » sert à désigner les autres en général ainsi que les relations que je peux avoir avec eux.

Ne pas confondre identité et ressemblance. Selon le principe des indiscernables de Leibniz, il n’y a rien de strictement identique dans la réalité. Tous les hommes sont semblables, mais aucun n’est identique à un autre : tous sont différents. Mais la différence n’est pas nécessairement l’inégalité.
Sur la question des relations avec autrui, deux conceptions s’opposent depuis longtemps : une conception optimiste selon laquelle la sympathie et l’amour sont des modes spontanés de relations entre moi et l’autre, et une conception pessimiste selon laquelle la rivalité, la concurrence et le conflit sont premiers.
On appelle dignité la qualité morale de la personne humaine qui implique le respect.
L’impératif moral est appelé catégorique par Kant parce qu’il n’est soumis à aucune condition de circonstance.

Le respect d’autrui est un devoir absolu.

Ego, c’est « moi » en latin ; pour l’autre on dit : « alter ego », l’autre moi. L’autre que moi, en effet, l’autre qui n’est pas moi, est un autre moi.

Identité et différence
Autrui est comme moi, mais «comme» peut renvoyer à l’identité et à la différence, à la ressemblance et à la dissemblance, car si autrui est comme moi, il est à la fois un autre moi, et autre que moi.
Ne pas confondre identité et ressemblance. Deux choses (ou êtres) identiques ne présentent entre elles aucune différence. Selon le principe des indiscernables de Leibniz, deux choses réelles sont toujours différentes l’une de l’autre : deux feuilles d’arbre, deux grains de sable, deux gouttes d’eau auront toujours entre eux des petites différences imperceptibles.

L’amour ou la haine
Empédocle, un philosophe présocratique (vivant avant Socrate), voyait la nature tout entière partagée entre deux forces cosmiques :
l’Amitié (Philia, en grec), qui unit les éléments, les corps et les êtres les uns aux autres,
La Haine, qui les sépare. Ainsi l’Amitié unit-elle la terre et l’eau mais la Haine sépare l’eau et le feu. Pour Empédocle, les relations entre les hommes sont l’expression de cet ordre cosmique qui voit tantôt l’union, tantôt la séparation l’emporter.
Il y a des philosophes, qu’on dira optimistes, qui pensent que les forces d’union l’emportent chez les hommes : ce sont ces forces qui s’expriment dans la sympathie (étymologiquement : « le fait d’éprouver avec »), l’amitié, l’amour et qui contribuent à forger les couples, les familles et les sociétés.
D’autres philosophes, en revanche, qu’on pourrait appeler pessimistes, pensent, comme Plaute, que « l’homme est un loup pour l’homme », une citation célèbre reprise plus tard par Hobbes.

Sympathie et empathie
La sympathie naît de cette capacité proprement humaine qu’a l’individu d’éprouver les mêmes choses qu’autrui. Ainsi la pitié peut-elle être considérée comme une forme de sympathie : je suis capable de me représenter la souffrance de l’autre parce que je sais que je pourrais souffrir comme lui.
L’empathie est le fait d’éprouver ce que l’autre éprouve, comme s’il faisait partie de nous-même, comme s’il était une partie de notre moi.
Certaines mères, par exemple, ressentent une douleur au genou si elles voient leur enfant tomber et se blesser au genou.

Le respect

La dignité est la qualité particulière à une personne.

Tous les êtres humains, du seul fait qu’ils sont humains, sont pourvus d’une dignité qui est inaliénable, c’est-à-dire qui ne peut être enlevée. Même avant la naissance (avec le fœtus), même après la mort (avec le cadavre), la dignité est présente.

On appelle respect la reconnaissance de la dignité.

L’impératif catégorique selon Kant est l’expression du respect comme unique devoir moral :
« Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans sa personne que dans la personne d’autrui toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen. »

Quelques citations philosophiques sur Autrui

1. Aristote (384-322 av. J.-C.), La Grande Morale

« Un ami est un autre soi-même. »

2. René Girard (né en 1923), La Violence et le Sacré

« Tout ce qui est commun, dans le désir (...) signifie non l’harmonie mais le conflit. »

3. Emmanuel Levinas (1905-1995), Éthique et infini

« Le visage est [...] ce dont le sens consiste à dire: "Tu ne tueras point. "»

4. Alexis de Tocqueville (1805-1859), De la démocratie en Amérique

« Le désir de l'égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l'égalité est plus grande.»

5. Jean-Paul Sartre (1905-1980), Huis clos

« L’enfer, c'est les Autres. »