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La conscience est le savoir immédiat qu’un être a de lui-même et des choses.

On distingue la conscience de soi, qui est le propre de l’homme, et la conscience d’objet, que l’homme partage avec les animaux.

Ne pas confondre : la conscience au sens psychologique (se rendre compte de quelque chose) et la conscience morale (se rendre compte que quelque chose est bien ou mal).

Le cogito : Le mot résume la célèbre phrase de Descartes Cogito, ergo sum, phrase en latin signifiant « Je pense, donc je suis ». On parle de cogito pour désigner le sujet conscient, qui considère le monde à partir de sa propre pensée.
La conscience morale : L’être humain n’est pas seulement capable d’agir, il est capable également de juger ses propres actions et celles des autres.
Une grande question est de savoir d’où vient cette conscience morale : est-elle un don de Dieu ?
Une donnée inhérente à la nature humaine ? Le résultat d’un apprentissage social et d’une évolution historique ?

L’inconscient :
• Remplace le raisonnement par l’association des idées;
• Ignore la négation, donc la mort;
• Ignore l’abstraction (il pense par images);
• Ignore la succession irréversible des moments du temps (dans le rêve, ce qui arrive avant peut venir après);
• Supprime les marques logiques du discours rationnel (« mais », « or », « par conséquent », etc.) au profit de la seule conjonction de coordination « et ».
C’est cette logique de l’illogique, cette raison de la déraison qui est à l’œuvre dans nos rêves. La découverte de l’inconscient, loin d’appauvrir l’image que nous nous faisons de l’être humain, l’enrichit en en montrant la complexité.

Tout ce qui échappe à la conscience peut être qualifié d’inconscient.
La psychanalyse, inventée par Freud, définit l’inconscient comme l’ensemble des pulsions et des représentations psychiques qui échappent à la conscience.
Platon avait constaté que l’âme (l’esprit) ne sait pas toujours ce qu’elle sait, qu’elle en sait toujours beaucoup plus qu’elle ne croit. La plus grande partie de notre mémoire est inconsciente : c’est celle que nous n’utilisons pas actuellement. On appelle théorie de la réminiscence chez Platon la théorie selon laquelle, l’âme sait déjà ce qu’elle cherche, et qu’elle doit retrouver.
Leibniz avait constaté que nos perceptions conscientes sont constituées de tout petits éléments qui, eux, ne sont pas conscients : ainsi lorsque je regarde un arbre, je ne distingue pas toutes les feuilles. Leibniz appelait petites perceptions ces perceptions inconscientes dont la totalité constitue la perception.
Pour Hegel, l’Histoire est faite par des hommes qui n’en ont pas conscience.
Les hommes croient poursuivre des buts particuliers (leurs intérêts, leurs idéaux, leurs plaisirs…), alors qu’en réalité ils sont en train de construire un ordre rationnel. Hegel appelle ruse de la Raison cette action de la Raison universelle dont les hommes n’ont pas conscience.
Ce que Nietzsche appelle volonté de puissance, et qui est l’énergie vitale propre à chacun, n’est, elle non plus, pas consciente.
Selon la psychanalyse, l’inconscient est un monde psychique qui obéit à des lois contraires à celles de la logique rationnelle.

1. Blaise pascal ( 1623 – 1662), Pensées »

« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature ; mais c'est un roseau pensant. »

Selon Blaise Pascal la conscience fait la grandeur et la misère de l'homme. Tout d'abord elle le rend responsable de ses actes, le caractérise des animaux, l'élève à la moralité objective d’où toute sa dignité. Cependant parce qu’il a une conscience, l'homme n'ignore rien de sa misère, il connait le poids de ses fautes et lui fait redouter la mort.

2. René Descartes (1596-1650), Discours de la méthode

« Je pense, donc je suis. »

Grâce au doute méthodique Descartes découvre le caractère absolument certain de l'existence du sujet pensant. En doutant de tout, en remettant tout en cause même si mes pensées sont fausses la chose évidente et dont je ne puis discuter c’est que je pense et cette pensée me confère un statut d’être humain. La conscience est une substance intérieure en chaque homme qui l’amène à se connaitre.

3. Sigmund Freud (1856-1939), L’Inquiétante Étrangeté et autres essais

«Montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison.»      

«Pour bien comprendre la vie psychique de l’homme il est indispensable d’arrêter de surestimer la conscience. Il faut dans l’inconscient le fond de toute vie psychique»

Selon Sigmund Freud la vie psychique ne résume pas sur la base de la conscience car cette faculté comporte des insuffisances. L’homme reste parfois dans l’incapacité de justifier ou d’expliquer certaines actions. Il perd pour ainsi dire sa clairvoyance et sa lucidité. Il devient obscur en lui-même et agir contre son gré. C’est le cas des rêves, des tics, des actes manqués, des lapsus …

4. Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Émile ou De l’Éducation

« Conscience! Conscience! Instinct divin, immortelle et céleste voix. »

« Le bon sens est la chose au monde la mieux partagé »

Selon Jean Jacques Rousseau, la conscience et plus précisément la conscience morale apparait comme la marque de la perfection de l’homme. La conscience morale est un instinct divin, céleste et immortel. C’est une faculté mise en l’homme par DIEU et qui crée l’amour du bien lorsqu’il est reconnu.

5. Karl Marx (1818 -1883) et Friedrich Engels (1820-1895), L‘Idéologie Allemande v

« Ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience.»

6. Edmund Husserl (1859-1938), Méditations cartésiennes

«Cette particularité (...) qu'a la conscience d'être conscience de quelque chose.»

7. Sigmund Freud, La Science des rêves

« Le rêve est le gardien du sommeil.»

8. Henri Bergson : (1859 1941)

« Conscience signifie choisir, choisir c’est choisir, ne pas choisir c’est choisir »

La conscience est le garant de la liberté humaine. En effet, elle fait de l’homme un être responsable de ses actes devenant ainsi son libre arbitre car ayant la possibilité de prendre des décisions, de choisir et elle implique également la volonté. La conscience fait de l’homme un être libre.

9. Jean-Paul Sartre ( 1905 – 1980) Huis clos

« L’inconscient est la mauvaise foi de la conscience »

Pour Jean Paul Sartre l’inconscient est le fruit de l’imagination humaine. En effet, l’inconscient sert d’alibi à l’homme pour se justifier de ses carences et de ses inconvenances. L’homme fuit donc sa responsabilité et se réfugie derrière l’excuse d’un inconscient. Ainsi pour SARTRE l’inconscient est une sorte de mauvaise foi car l’homme est essentiellement libre de ses actes qui sont guidés par sa conscience.