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Terminale
D
S.V.T
Cours
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III. Application des connaissances sur la régulation des hormones à la maîtrise de la reproduction.

Les connaissances acquises sur la régulation des hormones sexuelles permettent de mettre au point des méthodes permettant :
• soit de contrôler les naissances grâce aux méthodes de contraception et de contragestion ;
• soit de remédier à la stérilité éventuelle par les méthodes de PMA (procréation médicalement assistée).

III.1 Les méthodes contraceptives et contragestives.

III.1.1 La contraception.
La contraception
C’est une méthode utilisée pour éviter qu’un rapport sexuel n’aboutisse à une fécondation.

 Les différentes méthodes de contraception font alors appel :
• aux barrières physiques pour prévenir la rencontre des gamètes (préservatifs masculin et féminin, diaphragme) ;
• aux substances chimiques (spermicides)
• aux méthodes hormonales (pilules) pour empêcher l’ovulation : on parle de contraception orale.
La contraception orale consiste à absorber sous forme de pilules, des hormones stéroïdes de synthèse en vue de modifier l’équilibre hormonal contrôlant les cycles sexuels féminins. On distingue plusieurs types de pilules :

a) La pilule œstroprogestative ou combinée.

Pilule contraceptive contenant à la fois les œstrogènes et la progestérone. Elle se prend pendant 21 j et un arrêt de 7 jours permet le retour des règles. Le traitement est basé sur le fait qu’un taux élevé d’oestrogènes freine par rétroaction négative la libération des gonadostimulines. Par ailleurs, la pilule rend la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes.
La pilule peut être soit minidosée (minipilule), soit normodosée.

b) La pilule microdosée ou micropilule.

Pilule contraceptive contenant de très faibles doses de progestérone d’où le terme microdosée. La pilule est prise pendant 21 j, avant un arrêt de 7 j qui permet le retour des règles. Elle ne bloque pas l’ovulation, mais rend l’endomètre impropre à une nidation. Elle rend aussi la glaire cervicale infranchissable aux spermatozoïdes.

c) La pilule séquentielle.

Ensemble de 21 comprimés contenant pour les 7 ou 15 premiers des œstrogènes, puis les œstrogènes et la progestérone pour les suivants. Ces comprimés maintiennent des taux hormonaux élevés dans le sang, ce qui empêche l’apparition du pic de LH ou décharge ovulante.

d) La pilule du lendemain.

Comprimé contenant de fortes doses d’œstrogènes et d’un progestatif de synthèse destiné à empêcher une éventuelle nidation. Elle se prend après un rapport sexuel fécondant. Elle agit sur les sécrétions et les contractions des oviductes (nécessaires au déplacement de l’œuf vers l’utérus) et sur les caractéristiques de la muqueuse utérine

III.1.2 La contragestion.
La contragestion.
Méthode utilisée pour éviter la nidation ou bien pour interrompre la grossesse.
a) La pilule contragestive RU 486.

Molécule contragestive fabriquée par Russel-Uclaf d’où le nom et commercialisée sous le nom Mefépristone. Le RU 486 est une antihormone qui, par sa structure très proche de celle de la progestérone, se fixe sur les mêmes récepteurs que la progestérone mais ne provoque pas son effet c'est-à-dire maintenir la grossesse.
Tout se passe comme si la progestéronémie chutait : les contractions de l’utérus reprennent ; la muqueuse utérine se délabre et l’embryon est expulsé 3 jours après la prise.

b) Autre méthode contragestive.

Il s’agit de l’interruption chirurgicale de grossesse par aspiration de l’embryon. La méthode est traumatisante et doit être justifiée par des raisons médicales après la 10ème semaine de grossesse (12ème semaine d’aménorrhée).

III.2 Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA).

Techniques de procréation médicalement assistée
Ensemble des techniques médicales mises en œuvre pour palier la stérilité d’un couple. En fonction des causes de stérilité, les moyens utilisés ne sont pas les mêmes.
III.2.1 Quelques causes de stérilité.
La stérilité
C’est l’incapacité pour un couple d’avoir un enfant malgré 4 à 5 mois d’une vie conjugale normale.

Dans 20 % de cas, l’origine de la stérilité est masculine :
o obstruction des canaux déférents, oligospermie (pauvreté du sperme en spermatozoïdes),
o Asthénospermie (production de spermatozoïdes peu mobiles),
o azoospermie (absence de spermatozoïdes),
o tératospermie (production de spermatozoïdes mal formés),
o cryptorchidie, …
Dans 1/3 de cas, l’origine est féminine : trouble de l’ovulation, obstruction des trompes, endométriose (développement anormal de l’endomètre), …
Dans 1/3 de cas, l’origine est mixte.
Enfin, il arrive fréquemment qu’aucune cause ne soit diagnostiquée.

III.2.2 Quelques techniques de PMA.
III.2.2.1 L’insémination artificielle.
L’insémination artificielle
C’est la mise en place de façon naturelle de sperme dans le vagin.

 Le sperme peut provenir du conjoint (IAC) ou d’un donneur anonyme (IAD). Elle permet de palier la stérilité due au mari.

a) La fécondation in vitro et transfert d’embryon (FIVETE).

Elle s’emploie dans les cas de stérilité due à des trompes de Fallope bouchées, un sperme pauvre en spermatozoïdes mobiles et normaux ou dans toute situation où la fécondation par voies naturelles est impossible. La FIVETE peut utiliser du sperme ou des ovocytes de donneur.
Les principales étapes de la FIVETE sont :
o réalisation d’un cycle hormonal artificiel chez la femme de manière à provoquer une super ovulation ;
o prélèvement et traitement des spermatozoïdes de manière à les rendre fécondant (capacitation) hors des voies génitales féminines ;
o mise ensemble des ovocytes et des spermatozoïdes dans un tube à essai pour permettre les fécondations et culture des œufs obtenus ;
o réimplantation de un ou plusieurs embryons dans l’utérus de la mère ou d’une mère porteuse préparée par un traitement hormonal ; les autres embryons sont conservés à froid.

III.2.3 D’autres techniques de PMA comprennent :

• la GIFT (Gamète Intrafallopian Transfer) : technique de transfert des gamètes dans la trompe de Fallope ;
• la ZIFT (Zygote Intrafallopian Transfer) : transfert dans la trompe de Fallope de l’œuf fécondé 24 h après une FIV
• la SUZI (Subzonal Insémination) : introduction des spermatozoïdes sous la zone pellucide (risques de polyspermie) ;
• ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection) : injection d’un seul spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte, pour éviter la polyspermie.

III.2.4 Les problèmes éthiques.

Les progrès des techniques de PMA posent des problèmes d’ordre moral ou éthique :
• choix du sexe ou du nombre d’embryon à implanter ;
• transplantation d’embryon chez une mère porteuse n’ayant aucun lien génétique avec le futur enfant ;
• conduction d’une grossesse par une femme ménopausée ;
• de devenir des embryons non transplantés et qui sont considéré comme abandonnés.
Des lois régissant la bioéthique s’avèrent donc nécessaires, même si elles s’appliquent à un domaine qui relève beaucoup plus de la conscience des couples que de l’intervention de l’État.