Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site
Vous êtes ici : Accueil
Terminale
D
S.V.T
Cours
Bonjour ! Groupe telegram de camerecole, soumettrez-y toutes vos préoccupations. forum telegram
II.1.3 Expérience 3.

Soient trois autres lots ( D, E et F) de cobayes histocompatibles.
Au lot D, on injecte le vaccin BCG, 15 jours plus tard, les trois lots reçoivent les traitements suivants :

Lot Traitement Résultat
D Injection de bacilles de koch (BK) Survie
E Injection de BK + injection de sérum prélevé sur les cobayes D Mort
F Injection de BK + injection de lymphocytes prélevés sur les cobayes D Survie

• Interprétation.
L’injection de BCG a immunisé les cobayes D contre la tuberculose.
La survie des cobayes F ne s’explique que si l’on admet que l’injection de lymphocytes a transféré passivement l’immunité des cobayes immunisés D aux cobayes F.
Ce transfert d’immunité ne peut pas se faire par le sérum dans le cas de la lutte contre la tuberculose d’où la mort des cobayes E.
• Conclusion.
Les lymphocytes constituent l’intermédiaire fondamental de la réponse immunitaire contre la tuberculose : on parle d’une réponse immunitaire spécifique à médiation cellulaire (RIMC).
La RIMC est réalisée par les cellules effectrices spécifiques du déterminant antigénique : les lymphocytes T cytotoxiques. La RIMH ne peut être développée efficacement contre les cellules présentant le soi modifié. La RIMC intervient alors dans la lutte contre les cellules infectées par les virus, les cellules cancéreuses et les cellules infectées par les bactéries intracellulaires.

NB : Dans la plupart des cas, les deux types de réponses interviennent (exemple : cas des greffes).

II.2 La coopération cellulaire.

La coopération cellulaire est l’intervention de différents types de cellules effectrices au cours des réponses immunitaires spécifiques.
Elle nécessite la participation des CPA et les LT4.
Les LT4 en sécrétant les lymphokines, permettent la stimulation des LB et des LTc. Ce rôle central des LT4 et mis en évidence par l’effondrement des défenses immunitaires spécifiques lors de leur destruction par le virus du SIDA.
La RIS débute essentiellement dans les organes lymphoïdes secondaires (ganglions, rate, …) où sont stockés les acteurs de la réponse immunitaire, les cellules immunocompétentes (CPA, lymphocytes, …) et où leur forte densité augmente la probabilité de rencontre avec les antigènes. L’antigène lui-même est transporté jusqu’aux organes lymphoïdes périphériques par le sang (rate) ou la lymphe (ganglions).

II.3 Les différentes phases des réponses immunitaires spécifiques (RIS).

Les RIS présentent trois phases :
• la phase d’induction et de sélection clonale ;
• la phase de multiplication clonale (ou d’amplification) et de différenciation ;
• la phase effectrice.

III.3.1 La phase d’induction et de sélection clonale.

Les LB et T, dont le récepteur membranaire spécifique est complémentaire d’un déterminant antigénique, sont retenus lors de leur contact avec ce déterminant : c’est la sélection clonale. Elle se fait généralement au niveau des organes lymphoïdes périphériques.
Un antigène correspondant à plusieurs déterminant antigéniques, ce sont en fait plusieurs L B et T qui sont sélectionnés.
Les L B sont sélectionnés directement par les antigènes libres ou exposés à la surface des cellules étrangères, des cellules infectées ou des virus. Les L T sont sélectionnés au contact de CPA dans lesquelles l’association des résidus de l’antigène à des molécules HLA a pu s’effectuer.
A l’issue de cette phase, les L B et T sélectionnés sont activés, mais leur nombre est peu élevé pour faire face à l’agression microbienne.

III.3.1.1 Cas des lymphocytes T.
L'interleukine-1
C'est la cytokine majeure de l'immunité innée et de l'inflammation.

L'interleukine-1 (IL1) exerce divers effets systémiques au cours de la réponse inflammatoire, comme l'induction de la fièvre, la thrombopoïèse et la granulopoïèse, ou encore le recrutement leucocytaire.
Le contact récepteur T–antigène présenté par une cellule présentatrice d'antigène (CPA) produit une synthèse d’une protéine appelée interleukine 1 par la CPA.

Une interleukine (LT)
C'est une hormone de séquence en acides aminés connue sécrétée par un lymphocyte.

Elle appartient à la grande famille des lymphokines. L’IL1 se fixe sur des récepteurs spécifiques préexistant sur le LT et cette fixation déclenche une synthèse d’une autre protéine par les lymphocytes T auxiliaires (LT4) : l’interleukine 2. En même temps, on assiste à la synthèse et à l’expression des récepteurs à l’IL2 par tous les LT sélectionnés.
L’IL2, en se fixant sur ces récepteurs, stimule très activement la réplication de l’ADN qui sera suivi de mitoses. Ces mitoses engendrent un clone de LT spécifiques des déterminants antigéniques.
multiplication clonaleUne partie du clone de LT se transforment en LT cytotoxiques ou cytolytiques, cellules effectrices de la réponse immunitaire à médiation cellulaire (RIMC). L’autre partie se transformerait en LT cytotoxiques à mémoire bien qu’ils n’aient jamais été mis en évidence.

III.3.1.2 Cas des lymphocytes B.

Les LB sont sélectionnés par un déterminant antigénique. Ils phagocytent l’antigène et expriment le déterminant antigénique associé au HLA. Ils deviennent des CPA. Les récepteurs des LT4 activés entrent en contact avec le soi modifié. Ils sécrètent alors diverses lymphokines qui activent ces LB qui commencent alors à se multiplier et créent un clone de LB spécifiques du déterminant antigénique.
Parmi les lymphokines sécrétées par les LT4, certaines vont stimuler la différenciation d’une partie du clone de LB en plasmocytes, cellules sécrétrices d’anticorps circulants. Cette population de plasmocytes reste en place dans les organes lymphoïdes ; en revanche, les anticorps sécrétés gagnent la circulation générale.
L’autre partie du clone de LB évolue en LB à mémoire ; cellules à durée de vie très longue, prêtes à réagir rapidement en cas d’une nouvelle agression par le même antigène.
multiplication et differenciation lt

III.3.2 La phase effectrice.

III.3.2.1 Cas de la réponse immunitaire à médiation cellulaire (RIMC)

La RIMC a pour effecteurs les LT cytotoxiques ou cellules tueuses ou LT cytolytiques (LTc). Ce sont des LT provenant de la différenciation des LT8 activés par contact avec les CPA. Les LT8 sont des lymphocytes capables de reconnaître le soi modifié et les co-récepteurs membranaires particuliers : les CD8 (Classe de Différenciation).
Les LTc se fixent par leurs récepteurs membranaires spécifiques aux cellules possédant à leur surface le soi modifié (cellules infectées, cellules cancéreuses, cellules mutées) complémentaire de leurs récepteur. Ce contact entraîne chez le LTc, l’exocytose des granules de cytolyse remplies de protéines hydrolytiques : les perforines.
Les perforines se polymérisent et s’enchâssent dans la membrane de la cellule à détruire et forment un canal transmembranaire par lequel l’eau entre, ce qui provoque son éclatement.

NB : Certains LTc libèrent des signaux chimiques capables d’être captés par la cellule en détresse grâce à des récepteurs spécifiques ; ce qui induit instantanément la mort de la cellule à détruire par apoptose (processus de mort programmé génétiquement).

III.3.2.2 Cas de la réponse immunitaire à médiation hormonale (RIMH)

La RIMH a pour effecteurs les anticorps circulants spécifiques du déterminant antigénique sécrétés par les plasmocytes. Ces anticorps sont en effet capables de se fixer spécifiquement à un déterminant antigénique.
Les anticorps ne détruisent pas directement les antigènes. Leur fixation aux déterminants antigéniques spécifiques provoque
• soit la neutralisation directe des antigènes dans un réseau d’anticorps : formation des complexes immuns ;
• soit la destruction des antigènes par des phagocytes ou par certaines protéines activées du complément qui se fixent sur le domaine constant des anticorps.