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Vous êtes ici : AccueilCLASSESLe Cameroun, l’Union Européenne et le groupe des États A.C.P
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Cours
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INTRODUCTION
Depuis son accession à l indépendance, le Cameroun est engagé dans plusieurs relations multilatérales.
Dans ce chapitre, nous allons étudier les relations du Cameroun dans le cadre de la coopération UE-ACP.

I-HISTORIQUE ET OBJECTIFS DES RELATIONS UE-ACP
La coopération UE-ACP remonte à la naissance de la CEE en 1957 qui s’engageait à contribuer à la prospérité des colonies, des pays, des territoires d’outre mer.
Les conventions de Yaoundé 1 et Yaoundé 2 signées respectivement en 1963 et 1969 ont jeté les bases des premiers accords ACP-CEE (UE). Ces derniers seront complétés par d autres conventions :
- Lomé 1 (1975) dont l’objectif est d accorder une préférence à certains produits primaires des pays ACP sur le marché de la communauté ;
- Lomé 2 (1980) quant à lui accordait la priorité au développement industriel des pays ACP ;
- Lomé 3 (1985) avec pour objectif principal le développement basé sur la sécurité alimentaire ;
- Lomé 4 (1990) se préoccupe de la promotion des droits de l’homme, la protection de l’environnement, la promotion du secteur privé, l’insertion des pays ACP dans la mondialisation et la diversification de leurs économies.

II- LA PLACE DU CAMEROUN DANS LA COOPERATION UE-ACP
La place du Cameroun dans cette coopération est mesurable d’une part dans son action en faveur de la création du groupe ACP et d’autre part dans le fonctionnement de la coopération. Le rôle du Cameroun dans cette coopération remonte aux années 60 avec la signature des accords de Yaoundé1 et Yaoundé 2. Non seulement le pays a abrité les assises qui ont donné naissance aux conventions, il a aussi mis ses experts à contribution. Le plus connu est NKO’O ETOUNGOU.
Le Cameroun a aussi joué un rôle déterminant dans les accords de Lomé. Sa délégation composée de diplomates, économistes et statisticiens a contribué efficacement à la création du STABEX. Parmi ces membres on peut citer Albert Ndouno, Clovis Abogsso, Moise Ngae et Salomon Bakoto. C’est ce dernier qui proposa la mise en place d’une coopération industrielle entre l’Europe et les pays ACP.

III-LA CONTRIBUTION DE L’UE AU DÉVELOPPEMENT DU CAMEROUN
Comme tous les autres pays de l’ACP, le Cameroun tire un avantage appréciable de la coopération avec L’UE .Celui si se situe à plusieurs niveaux ; social, commercial, infrastructure, industriel etc.
Sur le plan commercial, le Cameroun bénéficie d’un accès libre au marché européen .C’est à dire que ses produits agricoles d’exportation ne sont pas soumis à des droits d’entrée. Cette politique d’exonération des droits de douane fait qu’en dépit de la crise économique, la balance commerciale via à vis du Cameroun reste positive.
Sur le plan infrastructurel, l’UE participe au financement des réalisations telles que les voies de communication, les industries à travers le FED. Parmi les routes on peut citer le bitumage en 2000 de la route Bertoua-Garoua boulai et la construction de la route NGaoundéré-Touboro-Moundou.
Sur le plan social, 2 domaines ont retenu l’attention de l’UE, la santé et l’éducation. Elle s’est engagée à rendre les médicaments accessibles aux populations les plus démunies. Quant à l’éducation, l’UE a contribué à l’extension de plusieurs collèges (Mazenod à NGaoundéré, Libermann à Douala, Vogt à Yaoundé), à la création des collèges techniques de Bertoua et de Buéa. Avec la convention de Lomé 4, elle a participé à la mise en place de l’université catholique d’Afrique centrale.
Malgré ces avantages, cette coopération présente aussi des limites défavorables au développement du Cameroun. En effet, cette coopération a entrainé l’ouverture du marché camerounais avec pour conséquence la perte progressive de sa capacité de négociation. Sur le plan commercial, les restrictions imposées par la politique agricole commune, les taxes, les prélèvements et les limites quantitatives ont des effets néfastes sur le principe d’accès de certains produits ACP sur le marché européen.

CONCLUSION
En définitive, la coopération Cameroun–UE dans le cadre de la coopération UE-ACP est très significative pour le Cameroun. Cependant, les règles du capitalisme édictées par l’OMC et applicables depuis le 1er Janvier 2008 sont contraignantes ce qui diminue le stock de produits exportés.