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Cours
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Famille de situation : L’intégration nationale
Catégorie d’action : La promotion du développement intégré
Module N°II : La libéralisation des échanges
Chapitre N°V : Les zones d’échanges
Leçon N°XIII : Les foyers économiques en expansion
Notions : NPI, BRICS, pays émergents
Prérequis : Le fonctionnement de la mondialisation
Durée : 2 heures

Exemple de situation :
L’absence de plusieurs produits camerounais sur le marché mondial à cause de la qualité qui ne respecte pas les normes requises.
Exemple d’action :
Produire en respectant les normes exigées sur le marché international.
Formulation de la justification :
Cette leçon permet d’installer chez l’apprenant les ressources en vue de démontrer que certains États du Tiers-Monde sont aujourd’hui des plaques tournantes des échanges mondiaux et d’œuvrer pour que le Cameroun en fasse partie.

Introduction

Le fonctionnement de la mondialisation laisse apparaitre des foyers qui dominent l’économie mondiale. D’autres espaces économiques naissent aussi bien en Amérique Latine, au Moyen Orient, en Asie qu’en Afrique. Leurs poids économiques sur la scène mondiale sont sans cesse croissants avec des réalisations qui menacent parfois celles de la TRIADE (les trois marchés majeurs de la planète que sont alors le Japon, la CEE et les États-Unis, définie par l'économiste japonais Kenichi Ohmae).

I. Les pays émergents d’Amérique : Cas du Brésil

I.1-Démographie

Avec une superficie de 8 515770 km2, le Brésil est le pays le plus vaste d’Amérique du Sud et le 5ème mondial après la Russie, le Canada, les USA et la Chine. C’est aussi le plus peuplé car en 2021 sa population était estimée à 212.559.400 habitants pour une densité modérée de 25 habitants au Km2. Les plus fortes densités sont concentrées sur les régions littorales du Nordeste et du Sudeste.
Le Nord-Ouest est quasiment vide car cette partie du pays est dominée par l’Amazonie. Les principales villes sont :
• Brasilia (capitale) ;
• Rio De Janeiro ;
• Sao Paulo ;
• Recife.
carte bresilLa langue officielle est le portugais. Le peuplement brésilien est métissé par des groupes humains Amérindiens, Européens et Noirs-Africains. A côté du catholicisme qui est la principale religion, existent aussi les religions africaines, le protestantisme et de petites communautés juives, musulmanes et bouddhistes. Malgré un IDH (indice de développement humain) moyen, la population brésilienne connait des inégalités entre une minorité très riche et une majorité misérable qui s’entasse dans les favelas où prolifèrent tous les fléaux sociaux.

I.2 Les productions économiques

Le Brésil est d’abord une grande puissance agricole grâce à l’importance des cultures d’exportation, même si celles-ci se font au détriment de la forêt, mettant ainsi en danger le premier poumon de la planète.
Le café demeure la principale production commerciale, on y cultive aussi la canne à sucre, du rhum et du biocarburant (l’éthanol), le soja, le maïs, le coton, le manioc, les agrumes…
L’agriculture brésilienne bénéficie aussi d’une forte expansion des industries agroalimentaires liée au développement du marché interne et international. Le Brésil est ainsi devenu la 3ème puissance agroalimentaire du monde derrière les USA et l’UE.
L’élevage bovin y est également développé, en plus de potentiel agroalimentaire, le Brésil a aussi un potentiel industriel énorme en l’occurrence d’abondantes ressources minérales (environ le tiers des réserves mondiales). Il s’agit du fer, bauxite, manganèse, or, aluminium, acier. Un potentiel hydroélectrique appréciable, une exploitation croissante du pétrole offshore par l’entreprise publique Petrobras et une production impressionnante du biocarburant. Ces atouts lui permettent de disposer des industries de transformation (automobile, électronique, électroménager, chimique, agroalimentaire).
Les productions des biens intermédiaires (sidérurgie, pétrochimie) connaissent un essor notable. Grace aux Investissements directs étrangers (IDE), le Brésil héberge plusieurs entreprises européennes

I.3 Le volume des échanges : un champion de l’altermondialiste

Le Brésil est devenu en 2010, après la Chine et l’Inde, la troisième destination privilégiée des firmes multinationales. Ses échanges avec l’extérieur sont notamment influencés par la valeur de la monnaie nationale sur les marchés (le Réal brésilien). Même si celle-ci s’est dépréciée ces dernières années avec la baisse du prix du pétrole et surtout à cause de la corruption (Scandale Petrobras sous la présidence de Dilma Rousseff).
Pour ses échanges intrarégionaux, le Brésil s’appuie sur l’OEA (Organisation des États Américains) et le Mercosur ( Mercado comun del Sur en français, marché commun du Sud)). Il s’agit d’une zone de libre-échange entrée en vigueur le 1er Janvier 1995 qui associe le Brésil, l’Argentine, Paraguay, Uruguay, Venezuela, Bolivie, Chili, Colombie et Equateur.
Le Brésil se sert de son puissant port ; celui de Santos qui est le port le plus grand d’Amérique Latine pour effectuer ses échanges internationaux. L’exportation des matières premières agroalimentaires et énergétiques constitue son domaine de prédilection.
En effet, sa balance agricole est fortement excédentaire car, il est l’un des principaux exportateurs de denrées alimentaires (huile de soja, café, jus d’orange, sucre, tabac, bœuf etc). Il exporte aussi le fer, le pétrole, les produits vestimentaires, le matériel de transport, les pièces de véhicules.
Les principaux biens importés sont le blé, les produits chimiques, le matériel électrique et de transport, les biens électroniques, les machines. Son principal partenaire commercial est l’UE, mais il échange aussi avec d’autres pays comme les USA, Chine, Japon. Le Brésil profite aussi de son appartenance au G20 pour dénoncer les entraves au commerce international dont il est victime mais aussi tous les autres pays émergents de la part des pays du G7.

II Les pays émergents d’Asie et du moyen orient : Cas de l’Inde

II.1-Démographie

L’Inde est le géant de l’Asie méridionale avec une population estimée en 2021 de 1.393 millions. Il est le 2ème pays le plus peuplé au monde après la chine et l’on estime qu’il occupera le premier rang d’ci 2025 à cause de la forte augmentation de sa population. C’est un pays vaste d’une superficie de 3.287.259 Km2 avec une densité de 423hab/Km2. Les populations se concentrent plus sur la côte de la péninsule du Deccan et dans les vastes plaines drainées par le Gange où se trouvent d’ailleurs New Delhi (capitale) et Calcutta. Ces dernières figurent parmi les principales villes du pays en plus de Bombay et de Madras. C’est un pays qui connait une forte croissance urbaine avec plus de 300 millions de citadins. La langue officielle est l’anglais et la principale religion est l’Hindouisme. Mais il existe aussi d’autres minorités religieuses telles que l’Islam, le Christianisme, le Bouddhisme et le Sikhisme.
carte inde

II.2 Les productions économiques de l’Inde

L’inde est devenue en 70 ans une puissance humaine, industrielle, financière et militaire avec l’arme atomique. Il dispose de nombreux atouts économiques :
• Les ressources naturelles (charbon, fer, manganèse, mica, bauxite, titane, gaz naturel ; diamant, pétrole, un potentiel hydro électrique gigantesque et des terres arables);
• Une main d’œuvre abondante qualifiée et peu couteuse;
• Un fort esprit d’entreprise porté à la fois par un secteur public dynamique et des grands groupes privés ;
• Un important marché susceptible d’attirer les IDE;
• Un contexte économique et politique favorable au développement.
Le tourisme, l’agriculture et l’industrie sont actuellement les secteurs les plus importants de ce pays. Le premier attire chaque année de nombreux visiteurs grâce à ses impressionnants sites (temples, grottes, Gange, forteresses et monuments…).
Cette activité génère des milliards de Roupies indiennes permettant ainsi à l’État de disposer de nombreuses ressources financières.
Avec la « révolution verte », lancée dans les années 60, l’Inde est devenue le 2ème producteur mondial de riz, de blé, d’arachide et de thé. Il cultive aussi le tabac, le caoutchouc, la canne à sucre, l’orge, le mais, le soja, le sorgho, le coton et divers épices. Il possède le 2ème plus grand cheptel de bovin au monde et la pêche y est très active.
Dominée par la métallurgie, le textile et la chimie, l’industrie indienne est en pleine expansion dans d’autres domaines notamment l’industrie pharmaceutique. En effet, il est le lus grand fournisseur de médicaments génériques au monde et fournit 62% de la demande de vaccin. Dans ce sillage l’on peut aussi noter la production automobile qui est en nette croissance, et l’expansion de plusieurs secteurs de haute technologie comme l’énergie atomique (le pays possède plusieurs centrales nucléaires), l’aéronautique et l’aérospatiale (il est capable de lancer des fusées dans l’espace et de mettre des satellites en orbite), l’informatique (les leaders comme IBM y sont présents) et les télécommunications.
Les principales régions industrielles sont localisées :
• Au Nord-est (région de Calcutta) où prédominent les industries de transformation;
• Dans l’Ouest du pays (les régions de Bombay et du Gujerat) dominé par l’industrie du coton ; c’est le 1er pôle économique du pays ;
• Dans le Sud ; région de Madras où prolifèrent les industries textiles et métallurgiques et la région de Bangalore qui est un important centre de construction aéronautique et abrite plusieurs entreprises informatiques.

II.3 Le volume des échanges

Le commerce extérieur indien reste modeste comparé à celui des 4 dragons d’Asie et de la Chine. Néanmoins ce pays exporte les produits de l’agriculture et de l’élevage (céréales, thé, coton, tissu), les produits pharmaceutiques, les articles de bijouterie, les véhicules, les vêtements, les machines.
Il importe le pétrole, l’or, le matériel de transport, les engrais, le plastique et les produits chimiques. En dehors de ses échanges avec les pays de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud), ses autres partenaires sont entre autre les USA, le Japon, la Chine, Hongkong, l’UE et l’Arabie Saoudite. Ce dernier s’est aussi lancé dans une coopération économique avec l’Afrique en mettant au point un sommet Inde-Afrique comme le Japon le fait à travers le TICAD (Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique) et la Chine par le biais des sommets Chine-Afrique.