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Première
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Géographie
Cours
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Famille de situation : Environnement et dynamique démographique
Catégorie d’action : Maitrise de la croissance démographique
Module N°I : La population
Chapitre N°I : La population mondiale
Leçon N°2 : Les problèmes démographiques dans le monde
Notions : Boom démographique, transition démographique
Prérequis : Les facteurs de la croissance démographique
Durée : 2 heures

Exemple de situation : Entassement des populations dans des bidonvilles
Exemple d’action : Réguler ou contrôler les naissances
Formulation de la justification : Cette leçon me permet de mobiliser les ressources afin de comprendre les problèmes qui découlent de la croissance démographique et de mieux planifier les naissances à l’avenir

Introduction
Certaines régions subissent une forte pression démographique qui entraine plusieurs conséquences négatives. Celles-ci expliquent leur retard économique par rapport au reste du monde.

I- Les problèmes liés à l’explosion démographique
I.1 Le problème d’espace et de ressources
Ressources : ensemble des richesses indispensables à la survie des êtres humains.
Non-aedificandi : zones interdites à la construction (marécage, flanc de colline).
L’explosion démographique entraine l’occupation de l’espace qui est à l’origine de la diminution des sols cultivables, des terrains pour la construction des logements et d’autres infrastructures. A la longue, on assiste aux conflits entre les individus (conflits agro-pastoraux, des litiges fonciers…). L’explosion démographique favorise leur surexploitation des ressources et leur diminution peut conduire à des situations irréversibles telles que la disparition de certaines espèces animales et végétales. Dans plusieurs parties du monde, l’urgence alimentaire ou la recherche d’un revenu élémentaire de subsistance a déjà conduit à la surexploitation du milieu naturel au-delà des capacités de la reconstitution des sols, des réserves d’eau et des forêts. Partout, la croissance exponentielle de la population entraine l’épuisement des réserves des fossiles (gaz, pétrole, charbon) et minière (or, diamant…).
I.2-Les problèmes d’environnement, de logement et de nutrition
Une population nombreuse exerce une pression intense sur l’environnement, qui entraine le bouleversement des écosystèmes. Les conséquences les plus néfastes sont :
• La déforestation ; environ 8 millions d’hectares de forêts sont perdus chaque année, pourtant les arbres contribuent à maintenir l’équilibre global atmosphérique en oxygène et dioxyde de carbone ;
• Sécheresse et la désertification (extension du désert) ;
• La dégradation des sols, l’érosion avec la perte des terres arables qui ont pour conséquence la diminution des rendements agricoles ;
• L’épuisement des réserves d’eau douce ; un adage dit l’eau c’est la vie, pourtant près d’un milliard de personnes restent exclues d’un approvisionnement en eau potable essentiellement en Afrique et en Asie. Cette crise d’eau ne fait que s’aggraver avec l’augmentation de la population. Ce déficit en eau qui pousse déjà à des importations massives des céréales dans de nombreux pays pourraient bientôt s’étendre dans les pays comme la Chine et l’Inde où les nappes phréatiques s’épuisent de plus en plus à cause de la surpopulation. Des études ont montré que les hommes ont déjà épuisé plus de la moitié des 12500 km3 d’eau douce disponible sur terre ;
• La pollution sous toutes ses formes (eau, air, sol son). Lorsque les besoins à court terme prennent le pas sur le long terme, ceci entraine des conséquences catastrophiques sur l’écologie. C’est le cas :
- Du réchauffement climatique dû au changement de la composition atmosphérique ;
- De la multiplication des catastrophes naturelles telles que les cyclones et les ouragans liés au changement climatique donc à la surpopulation ;
- Des conditions de vie non hygiéniques dues à l’épuisement des ressources en eau, au rejet dans la nature des eaux usées non traitées, à la prolifération des décharges d’ordures ménagères…
La surpopulation pose de sérieux problèmes de logement. Les hommes sont alors obligés de vivre dans des habitats précaires bâtis avec des matériaux de récupération. Ils construisent sur des sites non-aedificandi. Ils sont ainsi exposés à de nombreux dangers tels que les glissements de terrain et les inondations. La pression exercée sur les terres cultivables les rend à la longue fragiles et moins rentables. La baisse de la productivité peut donc occasionner des famines. En outre, une famille nombreuse, mais moins nantie ne parvient pas toujours à assurer à ses membres les 2400 calories par jour indispensables à la survie de tout être humain.

I.3- Les problèmes d’infrastructures et d’emplois
Généralement, l’augmentation de la population précède la construction des infrastructures. On assiste ainsi à un manque criard d’équipements sociaux tels que les routes, les écoles, les centres de santé. L’approvisionnement en eau, la connexion à l’électricité et l’accès au service de salubrité deviennent alors un luxe. La population qui ne cesse d’augmenter implique de sérieuses répercussions sur les possibilités d’emploi. S’il arrive que la croissance démographique s’accompagne d’un accroissement proportionnel de la population active, cela signifie que le rythme de création d’emploi doit correspondre à celui de la multiplication de la population active. Pourtant, dans plusieurs continents notamment en Afrique, on note que le taux d’augmentation de la population active dépasse la création d’emploi ce qui traduit une augmentation rapide du taux de chômage. Autrement dit, le nombre de demandeurs d’emploi s’accroit plus rapidement que le nombre d’emplois existants. En effet, 57% de la population du continent est âgée de moins de 20 ans. Une population jeune qu’il faut prendre en charge.
I.4-Population élevée et conflits sociopolitiques
Une population nombreuse est à l’origine des conflits politiques et sociaux entre les groupes ethniques (Rwanda ; génocide des hutu sur les tutsis) et religieux (Nigeria ; opposition entre les musulmans et les chrétiens). Au fur et à mesure que la population augmente, la demande relative des services vitaux dans les secteurs sanitaires, de l’éducation et du bien-être en général s’accroit également. L’insatisfaction de ces demandes par le gouvernement contribue à l’apparition de la violence. Étant donné que la forte proportion de jeune qui demande l’emploi n’en trouve pas, leur avenir étant incertain, On constater des frustrations qui peuvent se transformer en une force subversive éventuellement explosive (délinquance exacerbée, banditisme à outrance, conflits armés…).
Dans ce sillage, l’on peut aussi relever la restriction des libertés individuelles à cause de l’adoption des lois plus répressives. Plus la densité de la population augmente, plus fréquentes sont ces interactions et ainsi se développe un besoin de plus de lois restrictives pour réguler ces interactions. Aldous Huxley affirmait à propos que « la démocratie est menacée à cause de la surpopulation qui pourrait susciter l’apparition des gouvernements de type autodestructrice (émeutes, pillages, massacres, guerres) et favoriser l’augmentation du taux de criminalité dû au trafic et à la consommation de la drogue, à l’accroissement des vols par des personnes cherchant à se procurer de quoi survivre.

II-La régression démographique
Le taux d'excédent naturel (ou accroissement naturel) est le taux de croissance démographique imputable au mouvement naturel de la population, c'est-à-dire, celui qui ne résulte que des naissances et des décès.
Sous-population c'est lorsque le nombre d’habitant dans une région donnée est inférieur à la superficie et aux ressources disponibles telles que l’eau potable, l’air pur, la nourriture, les logements, l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’approvisionnement en énergie…
Régression démographique ou crash démographique : C’est un recul ou baisse drastique de la population dans une région donnée pouvant aboutir à une sous-population.
Les causes de cette régression sont l’urbanisation de la population, la hausse du niveau de vie, le changement de mentalité, l’adoption des mesures antinatalistes.
Parmi celles-ci figurent :
• L’instauration d’un âge minimum réglementaire pour le mariage ;
• Les programmes d’incitation à l’utilisation des moyens de contraception ;
• Un contrôle de l’immigration ;
• La légalisation de l’avortement ;
• La vasectomie (castration des hommes)
Le Japon par exemple a officiellement institué depuis 1948 une politique favorisant l’usage des méthodes contraceptives et la pratique de l’avortement afin de limiter la taille des familles.
L’Inde est le 1er pays en voies de développement à adopter une politique officielle destinée à ralentir la croissance démographique (1952). L’objectif étant de promouvoir le développement socio-économique en allégeant le poids que représente une population jeune et en augmentation rapide. Elle a donc mis l’accent sur la vulgarisation du planning familial et la stérilisation.
En Chine, le taux de natalité est passé de 21%0 en 1990 à 12,4 %0 en 2013. Ces résultats s’expliquent par la politique antinataliste impulsée par le planning familial (mariage tardif, naissances peu rapprochées et peu nombreuses) en 1970 et la politique de l’enfant unique en 1979. Même si cette dernière a subi des amendements en 2015 avec la possibilité pour chaque couple d’avoir désormais 2 enfants. Selon le ministre en charge de la population en Chine, ces mesures ont permis à ce pays d’éviter la naissance de 400 millions de bébés au cours des 3 dernières décennies, ce qui a forcément eu des répercussions immédiates sur le taux de croissance de la population mondiale. Malgré ces résultats probants, l’on déplore néanmoins le sacrifice de nombreuses vies lié à l’infanticide. En effet, en Chine 13 millions d’avortements sont réalisés par an et environ 55% de femme chinoise affirme avoir fait une interruption volontaire de grossesse (IVG) au moins une fois dans leur vie.
Afin de mieux cerner cette régression démographique, la notion de transition démographique est importante.
La transition démographique désigne le passage d'un régime traditionnel où la fécondité et la mortalité sont élevées et s'équilibrent à peu près, à un régime où la natalité et la mortalité sont faibles et s'équilibrent également.
Elle est capitale dans la compréhension de l’évolution de la population. De façon plus détaillée, elle se conçoit de la manière suivante :
• La pré transition (régime démographique ancien). Il s’agit d’une situation antérieure caractérisée par un fort taux de natalité et un fort taux de mortalité, ce qui conduit à un accroissement naturel faible.
• La 1ère phase de la transition ; dans celle-ci, le taux de mortalité chute fortement grâce au développement de la société (amélioration de l’alimentation et de l’hygiène, progrès sanitaires et de l’éducation, l’industrialisation, pratique régulières des activités physiques…). Le taux de natalité quant à lui reste fort et augmente même. Le nombre de naissance dépasse alors largement celui des décès. L’accroissement naturel est par conséquent fort ce qui signifie une augmentation rapide de la population.
• La 2ème phase de la transition ; ici, les couples réduisent leur fécondité soit volontairement, soit sous la pression de l’État. La natalité recule dès lors rapidement tandis que la mortalité continue de baisser. En fin de compte, on assiste à une décélération du rythme d’accroissement de la population.
• La post transition (régime démographique moderne). A cette étape, le taux de natalité et le taux de mortalité se stabilisent à un niveau faible. Le taux d’accroissement naturel (TAN) peut devenir nul, voire négatif. Ceci entraine le vieillissement de la population comme dans la plupart des pays européens (Allemagne, Italie, Ukraine…)
Figure : Schéma de la transition démographique
transition demographiqueIII- La gestion des populations du troisième âge
Les personnes du 3ème âge ou seniors sont celles qui sont âgées de plus de 60 ans.
A cette période de la vie, l’être humain est marqué par un affaiblissement de ses fonctions vitales et parfois des délires mentaux d’où la nécessité d’une prise en charge adéquate. Cette population est plus nombreuse dans les pays développés qui ont su mettre sur pied des mécanismes de prise en charge efficaces. Notamment l’existence des maisons de retraite, des EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées, Dépendantes), des soins à domicile, des services spécialisés dans les hôpitaux, des APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie), d’un système de volontariat et de bénévolat d’aide aux personnes âgées. Compte tenu du fait que ces pays doivent assumer la charge d’une population de plus en plus vieillissante, certaines méthodes sont adoptées telles que :
• L’acceptation des immigrés ;
• L’incitation des seniors à redevenir actifs tant sur le plan professionnel, familial que personnel.
• …
Dans les pays en voie de développement, ces systèmes ne sont pas appliqués car la prise en charge de ces personnes vulnérables est réservée à la famille malgré la présence des pensions retraite pour les agents de l’État. Le plus souvent, ces dernières sont abandonnées à elles même taxées de tous les noms (mendiants, sorciers). Pour protéger ces personnes sensibles et éradiquer tous les stéréotypes vis-à-vis d’elles, il est impératif de sensibiliser les jeunes afin qu’ils respectent et préservent ces personnes précaires. En outre les jeunes doivent aussi être sensibilisé à mieux gérer leur futur vie active afin de se prendre en charge à la vieillesse car comme le dit l’adage : « pendant la jeunesse, collectionne le bois qui te réchauffera à la vieillesse ».

Conclusion
Les problèmes démographiques dans le monde restent et demeurent d’actualité. C’est pourquoi plusieurs États sont à la recherche de l’optimum de la population c'est-à-dire la stabilité entre l’effectif de la population et les ressources indispensables à son bien-être. Cette situation explique donc l’adoption de plusieurs mesures pour réguler la croissance démographique.